J’ai testé pour vous (et pas trop aimé)… La recherche d’emploi

Le conditionnement dès l’enfance

Petite, mes parents me disaient de bien travailler à l’école pour ne pas finir clocharde sans argent pour manger.Au collège on me disait pareil
Au lycée on me disait d’avoir mon bac sinon je n’arriverai jamais à trouver un boulot et je ne pourrai rien faire de conséquent.
Pendant mon bac+2 on n’a pas arrêté de me dire que grâce à mon diplôme je serai recrutée hypeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer rapidement, que j’aurai une situation professionnelle enviable (et là on te donne des chiffres pas possibles, des statistiques magiques, on te dit que sur le marché du travail tu peux prétendre à un salaire de folie etc). Quand je vois encore maintenant le nombre de potes de cette époque qui galèrent…

Donc suite des études supérieures, même topo, sauf qu’ensuite tu découvres le super cercle vicieux du jeune diplômé qui ne peut pas être embauché sans un minimum de 2 ou 5 années d’expérience pour le poste auquel son cursus lui permet de prétendre.

Je ne sais pas si je dois imputer ça à la stupidité des chefs d’entreprise qui, de leur fauteuil en cuir n’ont pas capté que… roulement de tambours… pour avoir de l’expérience… roulement de tambours… il faut pouvoir d’abord commencer quelque part! Ouais, c’est tout con hein, mais chez certains c’est inconcevable. Ou peut-être qu’il faut mettre ça sur le compte d’un Alzheimer précoce et sélectif qui ne touche que les patrons, et les pauvres, ils oublient qu’ils ont été jeunes un jour.

La désillusion après la vie d’étudiant

Très vite tu oublies tes rêves de salaire de 2200€ brut dès la sortie d’université, et tu cumules les ptits trucs sans lendemain qui te permettent de faire quelque chose en attendant.Tu t’inscris au Pôle Emploi et tu en viens à envier leur place, horaires de fonctionnaire, salaire nickel, et pas besoin de beaucoup d’effort intellectuel à fournir durant les heures de travail. Eux, ils ont tout compris, ils sont haïs par la majorité des jeunes inactifs, mais ils ont la belle vie.

Les agences d’interim dépendent de leurs clients, les fameux chefs d’entreprise frappés d’amnésie.

Alors tu peaufines ton CV, encore et encore, tu te fais des lettres de motivations en masse, tu prends la peine d’écrire ces lettres plutôt que de les faire par informatique pour bien-montrer-ta-motivation-t’asvu mais les réponses sont les mêmes, lorsque tu as la chance d’avoir une réponses (bastards).

Le côté fun dans tout ça? Tu prends un rythme de vacances, t’as jamais autant dormi de ta vie! Et accessoirement, t’as du temps pour toi, tes potes, de fait ta vie sociale devrait être bien plus importante qu’elle ne l’a jamais été sauf que… t’as pas un rond. Alors les potes chômeurs deviennent tes meilleurs amis, eux ils comprennent.

J’ai pendant mes quelques mois de galère pas mal vécu de hauts et de bas, de remises en question sur mes capacités. C’est d’ailleurs assez violent de voir comment une réponse négative à une candidature te pète toute la confiance que tu as en toi. Alors qu’au fond c’est stupide, être recalé ne signifie pas qu’on est un échec, juste qu’on ne correspond pas à ce que l’entreprise souhaite, ou que tout simplement une autre personne matchait plus.

Bref, j’ai toujours essayé de positiver la dessus (FAUX!) en me rappelant que finalement, c’est pas plus mal, dans le sens où je vois énormément de gens qui ne sont pas épanouis dans leur milieu professionnel, les reconversions sont risquées, mais chez certains elles sont plus que nécessaires, je dirais vitales.
Le pus réconfortant pendant cette période a été mon compagnon, entre sa confiance absolue en toi qui te donne envie de chialer d’amour et qui te fout encore plus la pression et la peur de le décevoir, tes potes qui adorent se foutre de toi « TU VIS AUX CROCHETS DE L’ETAT PARASITE DE MERDE » qui reste mieux que la compassion (sisi, celle qui te donne l’impression d’être une sous merde), tes parents qui te disent qu’ils sont trop fiers de toi et qui te rappellent qu’on vit dans une époque vraiment mouvementée, avec un taux de chômage exorbitant, te balancent des arguments qui sont pas forcément rassurants « yen a qui ont bac+12 et ils galèrent! » ou « maintenant le mieux c’est de privilégier des études courtes style bac pro ça te permet de trouver plus vite, genre plombier! Ca gagne bien et on en a toujours besoin! »

Mais bon, ils sont là, et c’est cool.

 

L’appel de l’entretien

Le premier te fout une pêche de malade. Et une pression monstre. Forcément, ça signifie que tu es considéré comme apte à occuper le poste pour lequel tu candidates, que t’as passé la première sélection, mais que tu dois encore te soumettre à un entretien et que t’as intérêt à assurer.

Tu accumules donc dans tes favoris les sites type http://www.jeveuxreussirmonentretien.com et t’apprends les 10 erreurs à ne pas commettre lors de ton entretien, tu t’inventes 3 qualités 3 défauts, tu cherches un truc intéressant à dire à la question « quels sont vos hobbies? », tu changes de tenue vestimentaire 6 fois avant de partir en te disant « CA LFAIT PAS JSUIS MOOOOCHE » et j’en passe.

Passé l’entretien, tu te bouffes les questions de tes proches sur la manière dont s’est passé l’entretien,

« il a dit quoi? »
« il souriait? »
« t’as la réponse quand? »
« t’as bien répondu aux questions? »
« tu te tenais droite hein? »

et j’en passe -___-‘

Au final, j’ai du envoyer près d’une centaine de candidatures, pour seulement une petite dizaine d’entretiens, avant d’avoir le fameux retour positif tant attendu.

J’ai eu donc l’opportunité de trouver un poste qui me convenait, mais qui à cause d’une sacrée distance géographique entre mon domicile et mon lieu de travail est devenu trop difficile à gérer. Donc le stress de repasser par l’horrible période de recherche a été intense mais court. J’ai enfin trouvé le poste qu’il me fallait, pas loin et encore plus ouf que le précédent. La vie finit par me sourire, mais elle me fait surtout comprendre qu’on finit toujours par retomber sur ses pattes, et qu’on a tous commencé en ramant, l’essentiel étant de ne pas stagner, et de persévérer.

Je vous quitte donc sur ce morceau qui peut aussi être vie comme une petite morale de l’histoire 😉

Mesdames lâchez tout! Le sperme ne vous fera pas maigrir!

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J’avais râlé sur Facebook à l’époque (comme d’hab me direz vous), sur le fait qu’à partir du moment où l’on commencait une affirmation par « une étude scientifique a démontré que… » elle devenait forcément vraie. Récemment, j’ai vu fleurir sur les murs de bon nombre de mes contacts féminins des articles expliquant qu’avaler était un atout régime majeur et qu’une femme au régime qui le faisait maigrissait x fois plus vite qu’une autre. Bien sûr, les premiers diffuseurs de ces articles étaient leur moitié avec un kiki.

Partant de ce principe, j’ai voulu appliquer la théorie de l’étude scientifique sur mon cher et tendre:

« Coeuuuuur? (oui quand je parle à mon mec c’est rose) Une étude scientifique a prouvé que les femmes à qui on faisait le plus de câlins et qui avaient droit au petit dej au lit avaient une augmentation mammaire plus conséquente que les autres. Une histoire d’hormones épanouies toussa toussa c’était trop scientifique pour moi. Tu m’aides à avoir de gros boobs? »

Manque de bol, mon mec est comme Saint Thomas, donc sans réel article développant cette théorie, c’était mort. J’ai même pensé faire un hoax, rien que pour ça, histoire de l’avoir mon pti dej au lit. Bref.

Concernant cette histoire de régime par contre, un article est réellement sorti, et a été repris un peu partout, jusqu’à atterrir dans le mag Cosmopolitan.

La réalité par contre concernant ce régime miracle et gratuit est toute autre. Premièrement, Ingrid Fleischer de l’Université d’Hamburg ne se trouve en définitive que sur le site d’une fondation allemande pour l’agriculture (j’entends d’ici vos blagues salaces sur le sperme et la ferme, franchement vous êtes trop sales). En fait, les universités ont habituellement une page sur leur site qui présente leurs chercheurs, mais le nom du Dr Fleischer n’apparaît nulle part… De plus, rien de ce qui compose le sperme ne fait maigrir, pas même « l’alcaline », cette substance miracle qui vous ferait apparemment perdre du poids 2 fois plus vite! D’ailleurs, décrite comme une molécule, l’alcaline n’en est pourtant pas une, c’est plutôt un adjectif: une substance est dite «alcaline» quand elle a un pH supérieur à 7 (ce qu’est effectivement le sperme).

Par contre, sans aller bien loin dans les explications scientifiques, la mémoire de Google arrive à remonter jusqu’à février 2001 sur les rumeurs de régime spécial sperme, et les premières vraies traces de cette théorie viennent de sites type doctissimo. Epic fail.

Je comprends d’ailleurs mieux pourquoi certaines poussent le vice à manger des trucs bien gras en même temps qu’elles font une gâterie.

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L’histoire du tatouage traditionnel japonais

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Les ptits loups, on ne parle vraiment pas assez de modification corporelle ici! Donc on va s’y mettre et commencer par apprendre deux trois petites choses (sauf si vous connaissez déja tout sur tout, auquel cas n’hésitez pas à manifester vos connaissance en me laissant un joli petit mot pour compléter ou rectifier un truc!). J’avais pondu un article sur l’art Maori plus tôt, on continue à voyager cette fois ci au Japon!
ATTENTION: je parle ici de tatouage TRADITIONNEL et non pas du tatouage style japonais en général avec l’appui de pas mal de témoignages et sites sur le sujet.

Etymologie

Il existe plusieurs mots au Japon pour parler du tatouage. L’horimono est le terme qui désigne les tatouages en général. L’irezumi lui ne concerne que les tatouages traditionnels qui couvrent de larges parties du corps, tatouages intégraux inclus.
De nos jours, les tatouages ne sont pas très bien vu au Japon. Signe distinctif des yakuza ou preuve d’une liberté de mœurs mal vue, il n’en est pas moins que pour beaucoup, il est un art. Son origine remonte à loin, quand les pêcheurs se tatouaient le visage pour se protéger contre les esprits maléfiques.

Des dates

Des figurines datant de l’ère Jomon (-10 000 à -300 av. JC) portent des marques ressemblant à des tatouages sur le visage et le corps.
Par la suite, des écrits chinois du IIIe et IVe siècle parlent de pêcheurs japonais au corps entièrement tatoué.

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L’apparition des premiers ouvrages imprimés japonais date du VIIIe siècle. Parmi ces ouvrages figure le Kojiki, écrit en 712 qui décrit deux types de tatouages, le premier réservé aux personnes illustres et aux nobles, et le deuxième, plus dégradant, réservé aux criminels.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kojiki

D’autres écrits chinois parlent aussi de japonais tatoués dans les îles Ryukyu (îles de la partie Sud du Japon) qui tatouaient le dos de leurs mains, incluant les doigts, les poignets et les articulations. Mais le tatouage n’était pas répandu sur toutes ces îles : sur certaines, hommes et femmes étaient tatoués, sur d’autres seulement les femmes et on ne trouvait aucune trace de tatouage sur certaines îles. Ces tatouages sur les femmes étaient censé les protéger des enlèvements pratiqués par les japonais. Il est parfois utile de savoir que son ennemi n’aime pas les femmes tatouées…
Les Ainus pratiquaient aussi le tatouage (province d’Hokkaido) Ils les utilisaient comme symbole d’appartenance à un clan ou un métier. Les femmes quant à elles, avaient des tatouages à valeur rituelle : des moustaches.
Ces deux peuplades pratiquaient aussi le tatouage thérapeutique. Ils croyaient que le tatouage pouvait guérir la partie du corps tatouée.

La prohibition du tatouage

Le VIe siècle marque l’arrivée du bouddhisme et des doctrines confucéennes au Japon, deux influences qui changèrent radicalement la perception du tatouage qui pris alors une forte connotation négative.

Le premier shogun de la période Edo, Tokugawa Ieyase, a unifié le pays et installé le pouvoir à Edo (si, si, vous connaissez, c’est la ville qu’on appelle Tokyo maintenant ^^). Il a divisé la société en 4 classes : shi (les samourais), no (les paysans), ko (les artisans) et sho (les marchands). Ces rangs sont basés sur le confucianisme. Il bannit en 1614 le christianisme et appliqua la règle du confucianisme à la lettre (et ce qui suit n’est qu’une traduction approximative tirée d’une autre traduction moins approximative à mon avis certainement tirée d’une autre traduction encore moins approximative…) : « Le corps, les cheveux et la peau que nous avons reçu de notre père et de notre mère, ne pas les abîmer est le début de la piété filiale. Préserver son corps, c’est vénérer son dieu. » Ceci ne va pas sans nous rappeler les instructions des religions Abrahamiques.
Le tatouage se mit alors progressivement à marquer les peines judiciaires, et les résidents des quartiers de plaisir : les Yujo (prostituées légales) et Geisha de rang inférieur.
Ces dernières étaient adeptes de l’irebokuro (nommé ainsi à l’ère Edo), qui représente donc le tatouage des courtisans, alors que les Geisha et courtisanes de haut rang les dédaignaient en général. Ire ou ireru signifie insérer et bokuro ou hokuro signifie grain de beauté. Au début de la période Edo, le tatouage est comme un grain de beauté, ce n’est pas encore « imagé ». Un des plus anciens irebokuro répertorié est un tatouage pratiqué sur la main d’un homme et d’une femme, à l’endroit où, quand ils se tiennent la main, la base de leur pouce se touche. L’irebokuro est un souvenir pour les amoureux et un témoignage de leur amour. Certaines yujo se faisaient tatouer le nom de leur amoureux et le caractère japonais signifiant « vie ». Certains mentionnent la pratique de l’irebokuro pour les homosexuels aussi, entre les prêtres et de jeunes garçons (LOL…). Ces tatouages s’appellent alors kishobori (on pourrait traduire ça comme « un vœu sous forme de tatouage » ou encore « une promesse tatouée »). Les yujo qui se faisaient tatouer sur l’intérieur du bras, près de l’aisselle, indiquaient une affaire secrète, un amour interdit ou un désir personnel. Pour certains, le tatouage chez les yujo signifiait une promesse secrète, une preuve nuptiale, un amour éternel, pour d’autres, ce n’était qu’un moyen de garder leurs clients et d’accéder à un rang plus élevé chez les courtisans.
Garder leurs précieux clients était leur but premier et elles disposaient de plusieurs moyens pour l’atteindre :

1 – donner une lettre à son amoureux (un gage écrit)
2 – tatouer le nom de son amoureux sur le bras
3 – couper ses cheveux
4 – couper son petit doigt (et oui, ce ne sont pas les yakuza qui ont inventé cette pratique)
5 – s’arracher l’ongle d’un de ses doigts
6 – se donner un coup de poignard à l’épaule ou la cuisse

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Beaucoup de yujo et de geisha se tatouaient pour faire plaisir à leurs clients. Les geisha de haut rang trouvaient le tatouage inélégant et indiscret et l’évitaient, mais certains clients insistaient et il ne leur était parfois pas possible de l’éviter. Comme le tatouage pouvait être une source de problème si la geisha avait plusieurs clients, l’ôter n’était pas un obstacle. Il était cautérisé avec une mixture de moxa (herbes séchées) et du feu. Se couper un doigt, les cheveux ou s’arracher un ongle était quelque chose de trop visible, c’est pourquoi le tatouage était la méthode préférée.
Mais la forme extrême d’amour était le shinju, le double suicide (ils sont parfois extrêmes les japonais quand même). Beaucoup d’amoureux l’ont pratiqué au point que ce phénomène a atteint un pic pendant l’ère Genroku (1688-1703). Par la suite, à l’ère Tokugawa, le kishobori perdit de sa popularité.

Au XVIe siècle, pendant les guerres civiles, certains samourais se faisaient tatouer. Si jamais ils mourraient sur le champ de bataille et qu’on leur volait vêtements et armures, leurs tatouages servaient à les identifier. Mais c’est à l’ère Shogun qu’il prit définitivement une mauvaise connotation, quand les autorités japonaises se mirent à marquer les criminels en les tatouant, pour les distinguer du reste de la population.

Le tatouage pénal

Le gouvernement Tokugawa avait certains problèmes financiers. Quand Yoshimune devint le huitième shogun en 1716, il commença à réformer la politique. Une de ses plus grandes modifications fut d’imposer la « frugalité ». Et il commença lui-même par diminuer ses dépenses et ordonna à tous ses officiels de diminuer le coût de leur département. Il imposa aussi aux gens du commun de diminuer leur train de vie et de ne plus afficher le luxe.

Ce fut lui aussi qui instaura la peine officielle du tatouage en 1720 pour remplacer l’amputation du nez et des oreilles (exception faite pour les samourais qui ne subissaient pas ce genre de choses). Les voleurs et les meurtriers étaient condamnés à mort, tandis que ceux coupables d’extorsion, de fraudes et d’escroquerie étaient punis par la peine du tatouage.

Ces tatouages ressemblaient généralement à des cercles noirs autour des bras (ou encore à un kanji sur le front). Les criminels tatoués étaient mis au ban de la société, sans espoir de retour en arrière, leur ôtant toute raison de ne pas recommencer et les entraînant par la même occasion dans un cercle vicieux de crimes. Et les gens se mirent alors à considérer avec peur tous ceux qui portaient un tatouage. Les tatoués finirent par former une classe en dehors de la société , la classe eta. Les cercles noirs furent au fur et à mesure recouverts d’autres tatouages plus évolués pour les camoufler et ainsi apparurent les tatouages actuels des yakuza, magnifiques œuvres colorées qui vont souvent jusqu’à recouvrir la totalité de leur corps.

Cette peine a été interdite par la suite par le gouvernement Meiji en 1870. Ils ont même interdit le tatouage tribal des Ainus et des habitants des îles Ryukyu. Sa politique de rénovation ne faisait pas bon ménage avec la pratique féodale qu’était le tatouage. Et c’est aussi à cette époque que le Japon s’est ouvert aux occidentaux dont les marins permirent aux maîtres tatoueurs d’exporter leur art. Et pas forcément des petits marins. Des écrits disent que Hori Chyo, un maître tatoueur, a tatoué le Duc de Clarence, le Duc d’York (qui devint le roi George V) et celui qui devint par la suite le Tsar Nicholas II.

L’interdiction sera levée nationalement en 1948 (sauf pour les moins de 18 ans), mais la perception négative restera encrée dans les mentalités. Même si certaines catégories professionnelles l’utilisaient comme une marque de leur corporation.

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Le tatouage comme moyen de reconnaissance ?

Les pompiers d’Edo furent les premiers à adopter le tatouage comme un signe de reconnaissance de leur profession. Ces derniers affectionnaient particulièrement les dragons et créatures aquatiques susceptibles de les protéger dans leur travail dangereux. Pendant la période Tokugawa, Edo était souvent envahie par les flammes et la cité disposait donc d’un système particulièrement bien développé pour lutter contre les incendies.
A la base, les Yakuza ne comportaient pas que des hommes comme c’est le cas actuellement. Les femmes, les maîtresses et les petites amies se faisaient aussi faire des tatouages qui servaient à montrer leur affiliation et/ou leur loyauté. Mais il semble que la misogynie moderne soit plus forte et vous ne rencontrerez que très, très peu de japonaises arborant de tels tatouages.
73% des yakuza sont tatoués. Cette étape était considérée comme un test d’endurance et de courage et les tatouages qu’ils se faisaient faire étaient très codifiés. Mais les nouvelles générations de yakuza se font de plus en plus faire un tatouage de type occidental, plus rapide, moins douloureux et bien moins cher ! Certains sautent même l’étape du tatouage et d’autres se le font enlever par opération pour retourner dans la société..
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Le milieu de la prostitution considère le tatouage comme un élément sensuel qui augmente l’attrait des prostituées envers les clients et c’est la deuxième cause responsable de la discrimination des tatoués (pour ceux qui ont perdu le fil de l’histoire : assimilés comme étant des yakuza, ou comme ayant un lien avec la prostitution).

Mais l’influence occidentale fait que cette discrimination des tatouages se fait moins importante. Vous trouverez toutefois encore dans de nombreux bains publics une affiche interdisant l’entrée à ceux qui portent un tatouage.


La technique

A l’heure actuelle au Japon, la diffusion de la technique traditionnelle à un plus large public est toujours difficile du fait du tabou associé. Grâce à l’initiative de quelques pionniers, dont le maître Horiuno au tournant du XXè siècle, un des grands noms de l’irezumi moderne, un grand nombre d’apprentis tatoueurs a pu être formé. Et de nos jours, on peut trouver à Tokyo des conventions de tatouages et quelques tatoueurs de la nouvelle génération proposent à nouveaux des motifs traditionnels.
Le tatouage traditionnel est entièrement réalisé à la main avec de fines aiguilles, de l’encre de charbon et des pigments de couleur. L’outil est une sorte de manche en pointe, en général en métal mais autrefois en bambou, au bout duquel sont insérées ces aiguilles dont le nombre dépend de la taille du tatouage. Suivant le type de travail et la partie du corps concernée, le tatoueur peut utiliser de 5 à 36 aiguilles. L’encre utilisée est toujours la même encre noire depuis 300 ans. Par contre, les méthodes de désinfection ont considérablement évolué : à l’époque d’Edo, ils utilisaient l’alcool ; pendant l’ère Meiji, ils ont bouilli et maintenant, ils utilisent les mêmes procédés de stérilisation que dans les hôpitaux.

Cette méthode traditionnelle est réputée très douloureuse et même les yakuza se font de moins en moins tatouer. Vous en trouverez même qui n’ont qu’un tatouage qui restera inachevé à cause de la douleur. 80% des clients abandonnent le tatouage en cours de route (en ne comptant pas que les yakuza). C’est peut-être une des raisons qui fait que cette technique n’est désormais que peu utilisée par les tatoueurs, en plus du fait qu’elle nécessite des techniques et des connaissances spéciales.

Maître Horiyoshi III est une figure emblématique de l’irezumi actuel. Il est l’un de ceux qui a modernisé cet art en utilisant un dermographe électrique pour le tracé des grandes lignes et les techniques d’ombrages occidentales. Il est aussi le propriétaire du tattoo Museum de Yokohama, musée qui se veut une vitrine pour diffuser cet art.

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Le tatouage au Japon a donc une longue histoire qui permet de mieux comprendre pourquoi il est encore perçu négativement, même si l’influence occidentale a redoré un peu son blason. Mais son histoire permet aussi d’avoir un aperçu de la complexité de la culture japonaise : les tatoués sont des marginaux, des criminels, mais le tatouage traditionnel est un art exercé par des maîtres, un art particulièrement coûteux et douloureux.

La manipulation extrêmiste, l’incitation à la haine et le traumatisme d’une minorité stigmatisée.

Ce billet est confus, peu structuré et brouillon comme moi, mais il s’agit là d’un sujet tellement difficile à traiter, que je vais juste faire de mon mieux et voilà.

On vit dans une époque mouvementée, dans laquelle les fossés économiques et socio-culturels se creusent. On connaît également la peur et la haine d’un bouc émissaire nouveau, celui de l’Islam, des musulmans, des arabes, et des cultures orientales.

Je commencerai donc par remettre certaines choses en ordre, telle la distinction entre tous les qualificatifs qui décrivent ce groupe.

Tout d’abord:

l’Islam est une religion, les personnes pratiquant (ou croyant) en ce culte sont des musulmans.

Les arabes sont une peuple, une ethnie. Cela signifie qu’ils ne sont pas FORCEMENT musulmans.

L’Islamisme est un courant de pensée lié à l’Islam. Il implique une doctrine de l’Islam prononcée. Il a pris une forme fondamentaliste, et politique qui tente de remettre en évidence les pratiques conservatrices de l’Islam, en se basant sur les préceptes de l’époque du prophète Mahomet (on appelle aussi cela le Mahometisme). Les principaux points défendus par certains islamistes sont l’instauration de la Charia (jurisprudence islamique), l’unité du monde musulman et, en particulier, le retour au Califat par le mérite, ainsi que l’élimination de toute ingérence non-musulmane (principalement occidentale). L’islamisme est en contradiction avec ce que j’appellerais Islam moderne, (et non pas modéré, car ceci implique un Islam a moindre dose), qui tend à faire évoluer la religion avec son époque.

Le terrorisme est simplement l’emploi de la terreur et de la violence à des fins politiques.

Un terrorisme islamiste (ou islamique) n’est PAS un musulman, mais un criminel qui revendique ses actions au nom de cette religion.

Le mot racaille est un terme péjoratif servant à désigner une personne ou une catégorie de personnes, faisant preuve de délinquance dans un domaine précis, et ce peu importe son ethnie, son milieu social ou son choix de culte.

Cela parait très con de devoir expliquer tout ce que l’on sait déja, mais la première connerie humaine qui nous a tous un peu foutus dans la merde, c’est l’amalgame. Le terrorisme existe, tout comme les fanatiques. La religion est une institution humaine, et l’Homme est faillible. Dès lors, les dérives religieuses sont nombreuses, dangereuses et contagieuses. Au même titre que les sectes, l’extrémisime religieux recrute ses adeptes dans les milieux fragiles, les personnes seules, en difficulté, marginalisées, et à travers des personnes charismatiques et bonnes oratrices.
Et le virus se transmet.

De l’autre côté, c’est bien connu, on ne retient jamais les bonnes actions, seulement les faits négatifs faits par une minorité, résultat on retient la pédophilie chrétienne, et les kamikazes islamistes.

On met en évidence les points archaïques d’une religion, pour insister sur la barbarie de ces religieux. Et bien sûr, si c’est écrit dans le livre c’est que c’est vrai. Manque de pot, les gens entendent et croient ce qui est dit, sans chercher la vérité.

Du coup le voile, pratique utilisée dans toutes les religions monothéistes devient un objet de dégradation de la femme. Alors que, sachons le, il n’est pas religieux, simplement coutumier, la tradition est tenace. Et une femme voilée ne l’est pas forcément contre son gré, contrairement à ce qu’on voit dans certains pays appliquant un Islam radical, condamné par le reste des musulmans. Elle reste une femme, « l’égale de l’Homme » selon le Coran (croyez le ou non, c’est écrit noir sur blanc).

La deuxième connerie, c’est la manipulation mentale dont on est victime. Les médias ont absolument mélangé la totalité de ces termes, et ont provoqué un climat de peur constant dans l’esprit de la population, qui se met à voir le terroriste dans le premier jeune qu’elle voit au bas de sa porte. Pourquoi? Parce qu’il est arabe, donc forcément musulman, donc forcément Islamiste, donc forcément terroriste. Damn. Ca va vite. Merci Ben Laden, merci les médias.

Cependant, j’insiste sur une chose, une racaille n’a pas forcément de nationalité maghrébine. La connerie n’a pas d’ethnie. Juste un problème d’éducation, ou d’influence. Les « mauvaises fréquentations » et la marginalisation des jeunes de cité ont une réaction de rejet réciproque, et de montée de haine, qui parfois se manifeste, et ce au grand désespoir des parents qui n’arrivent pas forcément à remédier au problème. Le seul souci, c’est que contrairement à ce que l’on pense, les blancs ne sont pas les seuls touchés par le problème. Les autres le sont aussi, et ce de deux manières:

-à cause de la violence directe, car comme je l’ai dit, la délinquance n’a pas d’ethnie, et on est emmerdés aussi bien par des Omar que par des Sebastien. Véridique.

-à cause du rejet injustifié par la population, qui tend à croire que tout le monde rackette des vieux, viole des mémés et hurle « Nique la France » dès que possible. Et franchement, si j’avais dit une seule fois un truc anti français devant mon père ou ma mère, j’en mangé une paume.

Et ça c’est vachement con, car le problème s’intensifie, à cause de la frustration engendrée par un rejet constant, qui créé un malaise ambiant, et empêche les gens issus de l’immigration de se sentir réellement français. Je prends mon exemple en premier lieu, car c’est au fond ce que je ressens à chaque fois que e lis qu’un ami a eu des soucis, et que la première réaction de ses potes est de demander s’il « s’agit d’un arabe ».

Tout comme je me sens mal à l’aise à chaque fois que j’entends « j’aime pas les arabes mais toi jt’aime bien ». Si on m’avait donné un euro à chaque fois qu’on me le disait, je serais riche, et ce sans avoir à enculer l’Etat (joke…). Je me sens pleinement française car ma carte d’identité le dit, mais pas seulement. Je le suis car je participe à la vie de la Nation, en respectant ce pays, en travaillant et en cotisant, en payant mes impôts et en générant de la ressource. Politiquement je m’implique aussi, peut-être même trop. Mais ça c’est une autre histoire.

La troisième connerie de l’Homme, c’est sa naiveté face aux techniques vieilles comme le monde utilisées pour influencer l’opinion, accuser les étrangers de tous les maux et «réveiller les consciences nationales». Je vous invite donc à lire cet excellent article d’un témoignage d’un ancien militant d’extrême droite qui remettra quelques idées en place. http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130515_00311043

Et je vous renvoie également vers l’excellent Debunker des hoax d’extrême droite qui repertorie la plupart des hoax diffusés en masse sur la toile http://www.debunkersdehoax.org/

Quant à moi, en tant qu’enfant d’immigrés maghrébins qui a bénéficié d’une éducation complète et d’une vie heureuse, je vous demanderai de faire preuve de discernement sur ce gros problème de guerre contre l’Islam, car l’ennemi n’est pas forcément celui qu’on imagine.

Pour terminer, je remets cet article que j’ai partagé sur mon mur, parole d’une communauté qui souffre de la stigmatisation, mais qui souhaite quand même montrer publiquement qu’elle condamne les injustices et la violence commise au nom d’une religion qui n’a rien demandé.

http://www.rtl.fr/actualites/info/article/l-imam-de-drancy-aux-fanatiques-musulmans-quittez-la-france-7761812025

Je ne dis pas que tout le monde est gentil, tout le monde est beau. Bien sur, on a tous eu un problème indirect avec certains. Mais les amalgames blessent tout le monde, et ne sont pas une réponse au problème. Ce qu’il faut c’est apporter une solution, revoir les problème en fond plutôt que de rejeter la totalité du groupe et la laisser se faire engrainer. Le rejet, la montée de haine et de racisme ne donnera jamais rien de positif.

Peace.

La famille Ovitz: une bande de 7 nains juifs à l’époque de la WW2 qui a su divertir l’Ange de la Mort.

Sans déconner, c’est l’un des trucs les plus fous que j’ai pu lire. Et encore une fois, je me demande ce qui se passe sur ce blog.

Bref, j’ai fait la découverte d’un bouquin incroyablement émouvant, et bizarre. Il s’agit du livre Nous etions des géants, la biographie d’une famille incroyable qui a survécu à la Seconde Guerre Mondiale avec deux sacrés handicaps, le premier étant d’être juive roumaine, le deuxième d’être atteinte de  dysplasie spondyloépiphysaire, de nanisme quoi.

1020861_10362132  Le père, Shimson Eizik Ovitz, était un badchan, un artiste spécialisé dans les mariages juifs et  rabbin à ses heures. De taille normale, il se maria une première fois avec Brana Fruchter (qui était de taille normale). Ses deux enfants issus de cette union, Rozika et Franzika, étaient tous deux nains. La seconde femme de Shimon Eizik Ovitz, elle aussi de taille normale mit au monde Avram (nain), Freida (naine), Sarah (taille normale), Micki (nain), Leah (taille normale), Elizabeth (naine), Arie (taille normale), et Piroska, aussi connue sous le pseudonyme de Perla (naine). Sur 10 enfants, seulement 3 étaient de taille normale.

Cette famille d’artistes a très vite utilisé son handicap comme un moyen de se faire connaître. Les enfants ont eu l’idée de monter leur troupe, les Liliputs. Les 7 nains (facile sérieux, facile) se produisaient sur scène, chantaient, dansaient, et jouaient avec de petits instruments de musique en yiddish, en roumain, en hongrois et j’en passe. Ils connurent un certain succès, ayant même eu le privilège de jouer devant le Roi de Roumaine. Cela dura de 1930 à 1940.

 

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Suite à ça, tout bascule lorsque la Hongrie a annexé la Transylvanie. Et à cette époque, non seulement ils n’ont plus le droit de jouer devant un public non juif, mais surtout Hitler sort un nouveau programme d’épuration visant les handicapés physiques ou mentaux, le programme Aktion T4. Ce programme, aussi connu sous le nom « programme d’euthanasie » n’a pas pour but de mettre fin à des souffrances mais bien d’éliminer des individus considérés par les nazis comme une charge pour la société et une entrave à la « pureté de la race ». Il faut aussi savoir que le mot handicap chez les nazis est assez large au niveau du sens. Sont donc envoyés toutes personnes avec un handicap visible mais également les épileptiques, les personnes atteintes de TOC etc… Hitler justifie son programme avec la théorie que si on supprime toute personne trop faible en Allemagne, il ne restera que les plus forts qui s’accoupleront et contribueront au renforcement d’une « race » idéale (sick sick sick).

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Notre famille Ovitz est alors capturée en 1944 et déportée à Auschvitz.

Le camp est alors très marqué par la présence de « scientifiques » jugeant qui est apte à travailler ou qui doit être éliminé au plus vite. Parmi eux se trouve le Dr Josef Mengele, aussi connu sous le nom de « l’ange de la mort ». Celui ci, connu pour sa fascination au sujet des jumeaux et des malformations physiques, repère très vite notre petite famille.

Cependant au même moment, la famille est conduite en chambre à gaz. «Soudain, nous avons senti le gaz, raconte Perla au Guardian. Nous haletions lourdement, et certains d’entre nous se sont évanouis. Plusieurs minutes sont passées, peut-être des secondes, puis nous avons entendu une voix en colère venant de l’extérieur:  »Où est ma famille de nains? »»

Ce jour-là, les sept nains, leurs deux sœurs de taille normale, leur belle-sœur et deux de leurs enfants deviennent les sujets d’étude du médecin. Deux familles originaires du même village prétendent faire partie de leur famille pour échapper aux chambres à gaz. La famille Ovitz est désormais composée de vingt-deux personnes.

Très vite, ils deviennent « séciaux » pour le taré Mengele. Ils bénéficient d’une chambre aux lits individuels, ils sont nourris et ont le droit d’avoir des vêtements propres. Cependant, les Ovitz subissent les cruelles expérimentations du Dr Mengele, qui cherche à prouver que le judaïsme mène au nanisme et au handicap. Le plus jeune de la fratrie n’a que 18 mois.

Peu après leur arrivée, deux autres nains sont tués et leur squelette est envoyé au Musée de Berlin, ce qui terrifie la famille qui a peur de subir le même sort. Ils se retrouvent donc à faire usage de leurs dons d’artistes, se produisent pour Adolfmescouilles en allemand assez souvent et vivent dans la crainte qu’un jour il se lasse d’eux et les fasse exécuter.

Mais, aussi incroyable que cela puisse être, ils deviennent tellement fascinants pour le Dr Mengele, qu’il leur rend visite tous les jours, apporte des cadeaux au petit Shinston, danse avec les femmes de la fratrie très souvent. Beaucoup de témoignages rapportent que Mengele, connu pour ses colères terribles et souvent sanguinaires ainsi que ses fréquentes crises d’hystérie allait s’enfermer chez les nains et s’apaisait à leur vue.

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Personne ne saura jamais ce qui faisait que parmi tous les nains qui ont pu passer dans ce camp, cette famille a pu attendrir à ce point l’un des pires bourreaux que la planète connait. La famile Ovitz ne le sait pas non plus. Cependant, dans toute cette horreur, toute la famille a survécu à la guerre. Ils pensaient être éliminés une fois que Mengele ait fini ses expériences mais survécurent jusqu’à la libération d’Auschwitz le 27 janvier 1945. L’Armée Rouge les transféra en Union Soviétique où ils vécurent dans un camp de réfugiés durant un certain temps avant d’être laissés libres de leurs mouvements. Ils marchèrent alors pendant 7 mois jusqu’à leur village natal pour y trouver leur maison pillée. En 1949, ils émigrent en Israël et la troupe Lilliput joue jusqu’en 1955. Ils se retirèrent ensuite de scène et achetèrent un cinéma. Josef Mengele meurt noyé en 1979 sans jamais avoir été jugé.

Les membres de la famille vécurent alors une fois en Israel heureux et prospères, l’aînée mourut à l’âge de 98 ans. La cadette Perla, la plus médiatisée donna quelques interviews et décéda en 2001.

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N’étant pas une fan de ce qui se rapporte à cette époque, cette histoire absolument bouleversante et inédite a tout de suite capté mon attention. Et si j’ai hésité à écrire sur un sujet aussi douloureux, le happy end de cette famille m’a fait chialer comme une gonzesse.

T’as des amis flipettes? T’aimes les films d’horreur et t’as un humour aussi pourri que le mien? Alors toi aussi créé ton creepypasta sur le net!

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Un creepypasta est le terme utilisé pour désigner les histoires morbides et fakes qu’on peut lire parfois sur le net, style le mythe du Hatebook, soit une version alternative de Facebook faite pour les tueurs en série.

http://www.jeuxvideo.com/forums/1-15-42404238-1-0-1-0-omg-hatebook-commence-a-me-faire-peur.htm

Peu importe le support, le Creepypasta obéit toujours aux mêmes règles:

Il doit faire peur
Il doit être anonyme
Il doit être détaillé, pour paraître le plus crédible possible

Bien sûr, monter un canular flippant demande de la ressource. Jouer sur la peur d’une personne n’est pas chose aisée. Donc 3 types de peurs ressortent vraiment des Creepypastas les plus connus.

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le choc: Difficile à obtenir mais pas impossible. Lorsqu’on passe pas un support media gif image ppt ou video plutôt qu’un texte, le choc reste le plus fun. Ca peut se faire par une video stupide devant ta webcam et un mec flippant masqué surgit, tout comme l’utilisation de cris et bruits sinistres à un timing précis… La video moche du rocking chair qui se balance toute seule reste pour moi la plus efficace.

La paranoïa: le meilleur, celui qui laisse la victime sur ses gardes, assez flippée pour courir jusqu’à son lit en levant les pieds au max de peur qu’un truc la choppe sous son lit. Il implique un certain talent de narrateur, une mutltitude de détails et de photos trafiquées, mais lorsqu’il est réussi, il fait des miracles!

La menace: Voilà qui rend malade. Le gif d’une photo de clown immobile qui d’un coup tourne son regard vers toi. Ou une histoire qui se base sur ce que tout le monde connaît. Là t’as peur, tu prends le truc pour toi, et tu te chies dessus. Sans même utiliser l’inattendu de la photo, créer un malaise ambiant reste une forme de peur bien plus puissante que les autres, si elle est bien utilisée. D’où le fait qu’on angoisse encore plus dans une film qui commence par…. « basé sur une histoire vraie » ….

Bien sûr, tout le monde ne réagit pas forcément aux mêmes choses en matière de flippe. Certains éléments sont plus utilisés que d’autres, et souvent repris dans les films d’horreur, normal, ce sont des valeurs sûres.

Quelques exemples:

Le mobilier:  et plus il est ancien, plus il devient angoissant. Miroirs, vieilles peintures de portraits, objets hérités, rocking chair, boîte à musique… Le miroir est toujours efficace, car il montre le reflet de la personne, créé son double, forcément, les doubles, c’est que du bon.

Les enfants: si tu pars sur l’enfant abandonné ou les jumeaux, t’as toutes tes chances d’assurer! Ils sont perçus comme l’innocence même, pourtant on sait tous que ça peut être fourbe!

la photo floue: les gens voient des fantômes là où il ya de la poussière. Le flou, les zones d’ombres, la photo de merde est toujours une source de stress!

Les parties du corps: dents, yeux, cheveux et j’en passe. L’anatomique est signe de flippe, de dégoût et de paranoïa, c’est comme ça. Au niveau des images d’humains, on a souvent droit à des membres anormalement longs, des yeux entièrement noirs ou blancs…

Bien sûr, tout ceci reste profondément amplifié grâce à un super outil: la science! Et dans ce domaine, n’importe qui fera l’affaire. L’affaire Starchild a été rendue crédible par le Dr Lloyd Pye, qui a défendu la cause de l’extraterrestre venu sauter une terrienne qui a engendré un hybride. Si l’appellation Docteur en impose, l’illuminé n’étais pourtant que dentiste. C’est comme ça, si un mec de la médecine ou de la science le dit, c’est qu’il a raison! Et lorsque c’est trop difficile à expliquer, on a qu’à dire que les américains sont passé et que c’est devenu secret défense. Easy.

Pour ceux qui veulent tenter d’écrire leur CreepyPasta, un conseil, commencez par la fin, donnez des dates, des noms, des lieux, rendez le truc le plus impersonnel possible. Tapez dans le témoignage, ça aide!tumblr_ll708jCLxu1qifapbo1_500

Certains creepypastas brouillent toutefois la frontière entre la fiction et la réalité en suggérant que l’imagination des lecteurs est susceptible de les rendre réels. D’autres, enfin, prennent la forme d’instructions pour les lecteurs, les invitant à effectuer une série de tâches supposées avoir des conséquences surnaturelles (exemple célèbre, la légende de Bloody Mary).

Si vous vous basez sur une narration à la 1ère personne, ne créez pas de climax, n’essayez pas de jouer dans le suspense, c’est le tue-l’amour du CreepyPasta. Racontez les moments terrifiants de la même manière que le reste. Le but étant de rendre le truc crédible, pas de le faire partir dans du roman d’épouvante.

Ha et au passage, jetez un oeil au CreepyPasta Pokemon (les légendes urbaines sur les jeux videos sont géniales) 😉

Bon allez, vous avez les bases, le reste, c’est votre touche perso qui doit le faire 😉

l’Art Maori (Moko)

Le tatouage Maori, origines, symboles et techniques

Moko est le nom du tatouage Māori et de la culture entourant l’art ce tatouage. Tous les symboles utilisés ont une signification. C’est un lien tribal qui raconte l’histoire de son porteur. Le Moko est un langage visuel qui connecte celui qui le porte à son « whakapapa » (généalogie). Cet art a été introduit en Nouvelle Zélande (ne pas confondre donc avec le tatouage Polynésien de Tahiti ou des îles Marquises).

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La naissance de l’art Moko

Selon la mythologie Māorie, le tatouage a commencé par une histoire d’amour entre un jeune homme qui s’appelait Mataora et une jeune princesse du monde des Ténèbres du nom de Niwareka.
Un jour Mataora frappa Niwareka. Niwareka s’enfuit alors pour rejoindre le royaume de son père, sorcier des Enfers. Mataora, le cœur brisé et repentant, partit à la recherche de Niwareka. Après bien des épreuves, et après avoir surmonté de nombreux obstacles, Mataora est finalement arrivé dans le royaume de Uetonga. Mais, après son long voyage, Mataora se sentit honteux de sa propre apparence – son visage abîmé était couvert de saletés. Humblement, il demanda alors un Moko (tatouage) à Uetonga, qui finit par accepter.
Alors que les mains habiles du sorcier Ta Moko (tatoueur) travaillaient sans relâche sur son visage, un esprit ‘Tapu’ (sacré) le submergea. Mataora commença alors à voyager au delà de la douleur de la chaire, guidé par son âme afin de comprendre le « mana » (pouvoir) de son histoire. Il sentit la force de vie des Dieux et le souffle qui lui donna la vie. Il tourbillonna à travers les lignes de Dieu et les lignes de la terre jusqu’aux entrailles sacrées de sa mère. Il vit la vie de sa mère et son père; leurs rangs et leurs positions dans la vie se tresser dans le tissu de son horloge terrestre. Il vit ses terres tribales au delà des brumes. Il vit ses tribus et les mariages en leurs seins. Il vit le caractère exceptionnel de chacune des vies avant lui et entendit le murmure de son propre nom Mataora, mata ora, mata ora…de la naissance à la mort, de la naissance à la mort, l’histoire de ta vie est entre les lignes de ton propre visage, gravée à partir de la mémoire de tes propres os.
L’odeur de Kauri brûlé remplit l’air alors que les fibres souples de lin brossaient son visage enflé pour nettoyer le sang. Il sentit l’eau froide tomber entre ses lèvres et atteindre la sécheresse de sa langue. Il entendit le ‘Waiata’ (poème, chanson) de ses ancêtres et ouvrit les fentes qu’étaient ses yeux. Niwareku s’assit à ses côtés.
Mataora passa de nombreux jours et nuits avec Uetonga pendant que sa chaire commençait à guérir, en écoutant comment s’approprier le savoir du Ta Moko.
Quand il fut guéri, Mataora  parti en quête d’un os sacré pour réaliser ses outils et du pigment bleu-noir nécessaire pour réaliser le Moko. Il travailla ensuite avec dextérité sur la peau souple de la gourde offerte par Uetonga, sculptant le Moko de sa vie dessus, le Moko de son visage.
Une fois terminé, il passa son travail à Uetonga qui bénit son savoir, passé et présent. Mataora quitta alors le Monde des Ténèbres avec Niwareka et retourna dans le monde de la lumière, apportant avec lui l’art du tatouage ‘Te Moko’.

La signification du Moko chez les Maoris

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Pour les Maoris, le ‘Ta Moko’ est un symbole fort d’identification. Il s’agit d’une véritable carte d’identité codifiée qui révèle le rang social, la force et la virilité, l’autorité et le pouvoir du porteur, son clan et son statut.
Les lignes du Moko Maori ont toutes leur propre symbolique et sont réservés à des endroits du visage précis : la descendance ancestrale est indiquée par les deux côtés du visage. Le côté droit est, en général, le côté de la filiation tribale du père, le côté gauche, celui de la mère.
L’ascendance est un pré-requis essentiel à l’élaboration d’un Moko dans la civilisation Maori. Le rang social des parents, selon qu’il soit héréditaire ou acquis, est important pour le motif du tatouage. Si l’un des deux parents n’est pas de rang social élevé, le côté du visage qui lui est dédié ne sera pas tatoué. De même, si aucun des parents n’a d’ascendance sociale élevée, le centre du front n’est pas tatoué : cette absence signifie que le tatoué n’a pas de statut social élevé ou ne l’a pas hérité si il en a un.
Celui qui procède à la réalisation des tatouages Maoris est appelé Tohunga-ta-moko, qui signifiait à l’origine l’expert, mais à notre époque le mot se traduit par prêtre, ce qui révèle l’importance spirituelle du Moko dans la culture Maorie. En effet, le Tohunga est considéré comme la personne étant la plus proches des Atua (dieux) lorsqu’ils pratiquent leur art sacré.

La technique
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Au centre de l’art du tatouage maori, le visage était considéré comme la partie du corps la plus sacrée. Et parce que le tatouage provoquait des saignements qui se répandaient sur l’artiste tatoueur, ce dernier était une personne ‘Tapu’.
Tous les Maoris de haut-rangs étaient tatoués et ceux qui ne possédaient pas de tatouages étaient considérés comme des personnes n’ayant aucun statut social.
Le tatouage commençait à la puberté, accompagné par de nombreux rites et cérémonies rituelles. En plus de rendre un guerrier attractif, la pratique du tatouage marquait les rites de passage et les évènements importants dans la vie d’une personne.

Il y avait certaines interdictions pendant le processus de tatouage. Pour le tatouage facial en particulier, la proximité sexuelle et l’ingestion de nourriture solide étaient interdites. Afin de surmonter cette dernière interdiction, on faisait passer l’eau et la nourriture liquide dans un entonnoir, cela afin qu’aucun produit contaminé ne soit en contact avec la peau gonflée. C’était également le seul moyen pour le tatoué de manger jusqu’à ce que ses plaies soient guéries. Un tatouage facial complet prenait énormément de temps et la structure osseuse du visage de la personne était attentivement étudiée par le tatoueur.

La première étape du tatouage était de graver des entailles profondes dans la peau à l’aide d’un ciseau en os d’albatros taillé de façon très coupante. Ensuite un burin était trempé dans un pigment (de la gomme de Kauri brulée ou des chenilles végétales brulées) que l’on enfonçait dans la peau. C’était un procédé extrêmement long et douloureux. On plaçait souvent des feuilles de Karaka sur le tatouage gonflé pour en hâter la guérison. Car les guerres étaient fréquentes et les guerriers avaient peut de temps pour récupérer.

Controverses

Les Maoris sont très attachés à leur culture et traditions. Contrairement aux chinois qui ressentent l’imitation de leur travail comme un honneur, les Maoris veulent préserver l’authenticité de leur marquage de peau au maximum.  De fait, L’utilisation de Moko sur des non Maoris est vue comme une insulte. C’est pourquoi en 2007, lorsque Jean Paul Gauthier s’est inspiré des tatouages Maoris pour présenter sa nouvelle collection, une vaste polémique a surgi en Nouvelle Zélande. A la place, ils encouragent les ‘Kirituhi’, des tatouages d’inspiration Maorie, mais dont les lignes ne sont pas directement dessinées à partir des dessins existants ou des symboles traditionnels.

Sources

http://www.thetattoocollection.com/history_of_tattoos.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/T%C4%81_moko
et du par ci par là…