Ces lois cheloues des 4 coins du Monde ou comment certains législateurs avaient trop consommé et sont restés perchés.

Yo!!!! Après une petite pause qui a pris plus de temps que prévu (manque de temps, de motive, d’inspi…) je suis de nouveau dans le coin pour continuer à alimenter ce blog. J’en profite pour vous souhaitez une excellente année 2014, pleine de folie, de bonheur et de bêtises! J’essaierai pour ma part de me montrer plus bavarde et de vous pondre des articles de plus en plus pertinents (c’est pas gagné pour celui ci), c’est promis!

On parle souvent des lois américaines les plus insolites, toutes plus folles les unes que les autres selon les Etats, mais on se doute bien qu’il n’y a pas qu’aux USA que les législateurs ont pris des trucs pas possibles… et qu’ils les ont partagés pour que les lois soient ratifiées!

Donc après des recherches rapides, je vous remets la palme des lois en Europe! Attention il s’agit parfois de lois obsolètes, qui ne s’appliquent plus mais qui sont restées inscrites en attendant un petit coups de ménage!

 

France

Il est interdit d’appeler un cochon Napoléon
à Avignon, un arrêté municipal des années 50 interdit aux soucoupes volantes de se poser en ville
Il est interdit de s’embrasser sur des rails.
Entre 8 h et 20 heures, 70% des musiques diffusées sur les radios doivent être celles d’artistes français
Il est illégal de prendre des photos de policiers ou de véhicules de police, même si elles sont juste à l’arrière-plan
Un cendrier est considéré une arme mortelle

Royaume-Uni

Il est légal pour une femme enceinte d’uriner dans le casque d’un agent
Il est illégal de boire si vous possédez une vache
Il est interdit de mourir au Parlement, sous peine d’être arrêté.
Un homme peut uriner en public mais uniquement sur la roue arrière d’un véhicule motorisé sur lequel il aura préalablement posé sa main droite
Une femme n’a pas le droit de manger du chocolat dans les transports publics
A Liverpool, il est illégal pour une femme de travailler seins nus sauf, si elle est employée dans un magasin de poissons tropicaux
En Ecosse, si quelqu’un frappe à votre porte et qu’il a un besoin d’utiliser vos toilettes, vous devez le laisser entrer.
Ceux qui souhaitent acheter un téléviseur doivent également acheter une licence.
À l’exception des carottes, la plupart des marchandises ne peuvent être vendues le dimanche.

Allemagne

Il est illégal de porter un masque
Il est illégal pour les voitures d’avoir une panne d’essence sur l’autoroute.

Grèce

Tout jeu électronique doit être banni
On ne doit pas porter de chapeau dans le Stade Olympique, car cela peut gêner la vue d’un autre

Danemark

Il est interdit de démarrer une voiture si quelqu’un se trouve dessous
La tentative d’évasion de la prison n’est pas illégale, cependant, si l’on est pris, il est nécessaire de purger le reste de sa peine.
Il y a une pénalité si l’on ne rapporte pas le fait qu’une personne est décédée.
Les personnes ne peuvent pas porter un masque
On ne peut facturer la nourriture dans une auberge à moins que cette personne, par son propre avis, soit rassasiée.

Suède

Bien que la prostitution est légale, il est illégal d’utiliser les services d’une prostituée.
Il est illégal de repeindre une maison sans permis de peinture et la permission du gouvernement.

Pays Bas

La prostitution est légale mais les prostituées doivent payer des impôts comme n’importe quelle autre profession.

 

Bon, cela nous fait bien rire, et nous parait complètement absurde, cependant, avant de rire, sachez que si ces lois existent, c’est que leur cas s’est posé un jour et a engendré un polémique juridique qui a conduit à l’élaboration d’une loi… ❤

 

 

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Le tatouage médical: quand le tatouage prend une dimension vitale.

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Les ptits choux!

J’avais déja fait comprendre que ce blog avait aussi une petite part de body modification dans mes thèmes de prédilection. C’est normal, ceux qui me connaissent savent que ça fait partie de ma vie. J’ai cependant été assez souvent confrontée aux avis négatifs des personnes lorsqu’il s’agissait de tatouages, de piercings, ou même de modifications corporelles plus rares. On reviendra un jour sur ces sujets de manière approfondie.

Aujourd’hui je voulais vous montrer que le tatouage n’a pas qu’une seule utilité. En plus d’être esthétique, mais aussi symbolique chez certains, il peut prendre une dimension thérapeutique parfois. Ici il ne s’agit pas seulement de parler d’un art qui embellit le corps mais de son utilité quant à la médecine, en agissant comme moyen de faciliter un travail pour les médecins. J’appelle ceci le tatouage médical.

Le tatouage médical a toujours existé, au cours de l’histoire et dans des civilisations diverses, sous forme de rites et de croyances visant à éloigner les mauvais esprits, à amener la bonne santé. Il est alors un talisman avec des vertus thérapeutiques et magiques comme dans le tatouage des femmes berbères par exemple, ou comme sur le célèbre Otzi, qui porte les tatouages néolithiques les plus anciens connus à ce jour, qui servaient à soigner ses arthroses.

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(là c’est un bout d’Otzi)

Comme je le disais plus haut, le tatouage a pris une dimension esthétique, symbolique, ou d’appartenance. Cependant, dans le cadre de la médecine moderne, il est toujours utilisé, sous des formes diverses, et parfois assez originales

– Le tatouage est utilisé dans le cadre du traitement du cancer, via l’une des pratiques les plus courantes : la radiothérapie. Elle consiste à exposer les cellules cancéreuses à plusieurs séries de radiations qui vont modifier la structure de leurs informations génétiques. Pour cibler au maximum la zone irradiée par les rayons lors des différentes séances de radiothérapie, qui s’étalent souvent dans le temps sur plusieurs semaines, on utilise régulièrement, en lieu et place du traditionnel crayon dermographique, une méthode de tatouage permettant de marquer par différents points la zone où les radiations vont être envoyées pour traiter les cellules cancéreuses. Ces tatouages médicaux sont ainsi comme des traits de construction pour les radiothérapeutes. Ils sont généralement encrés à une faible profondeur via une aiguille trempée dans de l’encre de chine diluée à l’eau, se limitent à de petits points disséminés aux endroits importants pour délimiter la zone et sont retirés à la fin de la radiothérapie.

– Le tatouage médical a une deuxième utilité dans la chirurgie réparatrice, suite à la destruction entière ou partielle d’une partie du corps, il intervient en maquillage permanent. Le cas le plus fréquent est la recréation des aréoles des seins suite à une ablation mammaire. Le tatouage est fait de manière réaliste, afin d’aider le patient à retrouver un corps pratiquement identique à ce qu’il était avant l’ablation. Suite à des opérations visant à traiter le cancer du sein, on utilise le tatouage pour recréer les aréoles des seins visuellement, c’est à dire le cercle pigmenté qui entoure le mamelon.
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Certaines utilisations du tatouage sont un peu plus insolites mais très utiles:
-pour signaler une allergie médicamenteuse ou un antécédent médical particulier, ou encore pour signaler son groupe sanguin (courant à l’époque des SS), utile en cas de transfusion après un accident. Un tatouage pourrait également remplacer une carte de donneur d’organe.
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-par des personnes qui ne souhaitent pas être réanimées et qui se font tatouer NTBR (= Not To Be Reanimated / Pas de réanimation cardio-pulmonaire). Ce dernier cas pose évidemment des problèmes éthiques aux médecins. Est-ce que parce qu’une personne se fait tatouer qu’elle ne souhaite pas de réanimation, les médecins doivent suivre cette volonté? Image
Voilà, au final on peut imaginer pas mal d’utilisations de type médical au tatouage. Il devient ici un élément capital pour la survie d’une personne, dès lors que l’avertissement est pris en compte. Il pose également plusieurs questions quant à la volonté du corps médical de respecter les indications des patients, si celles ci sont des volontés, exemple: le don d’organe. Si la personne a un tattoo l’indiquant comme donneur d’organe et ne possède pas sa carte sur elle, peut-on prendre en compte le tatouage comme un élément décisif de sa volonté?

Je vous laisse sur cette question, et vous souhaite une bien belle soirée!

Si j’étais riche et en vacances, j’irais fêter Halloween à…

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…à? Bah ouais tiens, où irais je pour fêter un évènement qui n’est pas supposé faire partie de ma culture?

Bon je vous vois déja venir les mauvaises langues « haaaaan t’as vu elle veut se la jouer originale et elle nous pond un article sur Halloween alors qu’on en a rien à branler, et bientôt elle va nous faire chier pour la Saint Valentin l’autre morue! »

Avant tout chose, petit point d’histoire, et de pourquoi-je-fête-Halloween-cette-année. Mon ami Wiki m’a expliqué un jour qu’Halloween était est une « fête originaire des îles Anglo-Celtes, célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint. Son nom est une contraction de l’anglais All Hallows Eve qui signifie the eve of All Saints’ Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veillée de la Toussaint ». Donc première chose, il ne s’agit pas d’une fête païenne exportée aux USA qu’on a encore copié parce qu’on manque d’originalité et qu’on est toujours frustrés de ne pas avoir de bal de promo (comment ça je suis la seule?).

Certes, la plupart des sources attribuent l’origine de cette fête à l’héritage païen celte de leur Nouvel An bien particulier « Samain », pourtant son existence dans le monde Chrétien est bien reconnu, notamment dans les pays Anglo-Saxons, l’Irlande, l’Ecosse, le Pays de Galles, mais aussi en Australie, Nouvelle-Zélande et j’en passe. Du coup, arrivée dans une entreprise pluriculturelle, avec des clients étrangers, je me retrouve à devoir chercher un déguisement pour fêter la fête des flipettes parce que ce sont « les ordres ».

J’ai alors pensé vous pondre un article de déguisement DIY, puis je me suis rappelée que j’étais bidon pour ça.

Par contre, en regardant American Horror Story (saison troiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis *cris hystériques*) j’ai pensé à Adam Levine qui s’amusait à culbuter sa femme dans les maisons d’anciens serial killers des USA pour profiter de son voyage de noces (saison 2 d’AHS les gars, merci à Elodie F pour la correction!!!!!). Et je me suis demandé où j’aimerais passer Halloween, si j’avais la possibilité de le faire ailleurs que sur un port avec des ricains bourrés…

4915Aloooooors, en premier lieu, un endroit que j’adorerais voir, et qui doit être une claque visuelle en vrai, l’Ossuaire de Sedlec, en République Tchèque. Situé dans la chapelle funéraire de Tous-les-Saints du cimetière du monastère de Sedlek, il a été considéré comme un endroit propice au repos des morts lorsqu’un prêtre est revenu de Terre Sainte avec une poignée de terre qu’il a dispersé sur cet endroit, en 1280.

La Peste Noire a frappé, et environ 40 000 personnes sont mortes. On a donc commencé à faire de la déco bizarre avec leurs restes. Résultat, l’endroit est devenu un squelette géant, nous faisant vaguement penser aux célèbres Catacombes de Paris…

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Et sinon…

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Les japonais ont un coin sympa où s’éclater également, ou se suicider… Un petit coin assez célèbre, il s’agit de la forêt d’Aokigahara, qui est le lieu de la plupart des suicides se déroulant dans la préfecture de Yamanashi (370 en 2005, 376 en 2006, 342 en 2007, soit 1 % des suicides au Japon dans cette préfecture), d’où un grand nombre d’histoires de forêt hantée. S’agissant d’une forêt assez jeune qui a poussé sur une terre volcanique (au pied du Mont Fuji) , elle est extrêmement dense, et connue sous le nom de « Mer d’arbres ». Sa densité la rend si obscure que la nuit tombée elle est tellement sombre que même la Forêt de Blair Witch passe pour du pipi de chat à côté.

Etant un endroit populaire pour les suicides, on y retrouve sans arrêt de nouveaux corps, certains n’étant pas récupérés, il n’est absolument pas rare de tomber sur des cadavres en se promenant.

Bien entendu, les japonais font ce qu’ils peuvent pour enrayer le problème, donc entre les cadavres et les os qui traînent on retrouve des panneaux, des petites pancartes ou gravures dans les troncs peines de message du genre « pense à ta famille! » « ou si tu tu suicides les ours vont pisser sur ton corps! » (véridique).

Bref, cette forêt là n’étant pas un petit chemin qui sent la noisette, je pense que célébrer la fête des morts parmi les suicidés est un truc de grand malade.

fengduUn peu plus loin en Asie j’ai découvert un endroit assez fifou appelé le Xian de  Fengdu, en Chine. Il s’agit d’une petite municipalité chinoise considérée comme une ville fantôme. Cette ville totalement abandonnée a la réputation d’être un point de jonction entre la Terre et la bouche de l’Enfer (un peu comme Sunnydale) d’où d’horribles démons rampants sortent pour se nourrir des âmes égarées. Pour ajouter un peu d’horreur à cela, la ville pullule de statues terrifiantes de personnes torturées de toutes les manières possibles. En gros, si vous cherchez un endroit reposant où squatter, allez à Fengdu, t’as personne de physique qui viendra te faire chier, mais je ne promets rien pour le reste.

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Au Mexique, il existe un petit coin assez charmant pour les gosses, appelé l’Ile des Poupées. En fait je déconne, si ton enfant s’éclate la bas, je te conseille de le noyer, ou le congeler, c’est comme tu veux, mais fais quelque chose.  l’île des Poupées, connue sous le nom de La Isla De La Munecas est l’une des douzaines îles inhabitées du Mexique. Elle a la particularité d’être recouverte d’arbres dans lesquels sont accrochés des dizaines et des dizaines de de petits corps de poupées mutilés et terrifiants. Vision de rêve…

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Cependant contrairement à la bouche de l’Enfer chinoise, les poupées sont ici par la main de l’Homme elles au moins. Dans les années 50, lorsqu’un certain Don Julian Santana Barrera décide d’aller y vivre en ermite, laissant femme et enfants derrière lui. Peu après son arrivée sur les lieux, Don Julian acquiert la certitude qu’ils sont hantés par l’esprit d’une petite fille, morte noyée dans le canal qui borde l’île. Pour apaiser le fantôme de la fillette et se protéger du mauvais sort, Don Julian va commencer à collecter les vieilles poupées abandonnées qui dérivent parfois au fil de l’eau. Une à une, il va les accrocher aux arbres de l’île, en hommage à l’enfant défunte. L’île n’a été découverte que dans les années 90 lors d’un programme de nettoyage des canaux.  Xochimilco_(isla_de_las_muñecas)

Don Julian Santana Barrera fut retrouvé noyé le 17 avril 2001, à l’âge de 80 ans. Il aura vécu seul sur l’île pendant les 50 dernières années de sa vie, au cœur de son œuvre absurde et grandiose. Désormais seules occupantes des lieux, les poupées continuent lentement à pourrir au soleil du Mexique, mais d’après les superstitions locales, on pourrait les voir bouger lorsque vient la nuit…

Au passage, dans la série The River, c’est d’ailleurs exactement ce qui arrive lorsque nos héros passent par cet endroit, chouette série.

Un peu plus haut, en Californie, il existe une maison gigantesque avec un sacré passé. Certains ont peut-être entendu parler de la Maison Winchester (rien à voir avec Sam et Dean hélas)… Elle est reputée pour être hantée par des esprits malveillants, mais c’est également une très grande attraction touristique aujourd’hui. L’histoire de cette maison remonte à loin: en 1862, William Winchester,  fils d’Oliver Winchester (fondateur et président de la Winchester Repeating Arms Company) épouse Sarah Lockwood Pardee. 4 ans plus tard, le couple a une fille nommée Annie, qui meurt quelques semaines après des suites d’une maladie infantile. Sarah Winchester tombe alors dans une profonde dépression.  William Winchester prend ensuite la succession de son père, le fabricant de la célèbre carabine à répétition par levier, mais il meurt un an plus tard d’une tuberculose.The Winchester House

Sarah Winchester se met très vite à penser qu’une malédiction s’abat sur elle et sa famille. Elle fait appel à un médium qui lui conseille de construire une maison pour elle et tous les esprits des personnes tuées par la carabine Winchester. Pour lui, elle vivra tant que la demeure sera en travaux. Sarah achète alors une ferme de 8 chambres et dépense l’équivalent aujourd’hui de 70 millions de dollars pour la rénovation et l’agrandissement de la maison. Le travail est continu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an pendant 38 ans. Les plans sont dessinés par Sarah qui, chaque nuit se retirait dans un salon privé (une unique pièce vide qu’elle seule pouvait fréquenter), faisant ainsi appel aux esprits lui indiquant sur plans les travaux à effectuer chaque jour. Le lendemain matin, elle remettait à son maître d’œuvre les plans en question. Les travaux se sont arrêtés le jour de la mort de Sarah Winchester en 1922. Elle a été emportée par une crise cardiaque dans son sommeil à l’âge de 83 ans. Perso je pense que le médium l’a arnaquée…

Je pourrais également vous parler de Pripyat, la ville abandonnée en Ukraine après la catastrophe de Tchernobyl, la maison d’Amityiville aussi, de l’Overtoun Bridge, le fameux pont Ecossais d’où une dizaine de chiens se suicide chaque année… Bref, les idées ne manquent pas, mais ceux ci sont selon moi les plus angoissants qui existent, et qui sont de fait dignes du plus gros Halloween de votre vie!

Sinon vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce blog, et ça, ça déchire, alors un rand merci à vous, et je vous dis à bientôt 😉

« Wesh Mam’zelle t’as pas un 06? », zoom sur les Dons Juans foirés des temps modernes.

« Vazy la seucla les tattoos là! »

« hé hé hééé viens jtinvite au resto t’es troooop bonne! »

« putain vazy monte on va faire un tour »

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Mourrez. Tous. Crevez massacrés à coups de Bescherelle.

Ca, on l’a toutes connu, le séducteur du 3ème millénaire, celui dont la prose te laisse pantoise, non pas d’admiration, mais de dégoût pour ce viol sadique de la langue française, celui dont la prestance et le raffinement te donnent envie de lui faire rencontrer le trottoir, dents en premier plan.

« Wesh tes parents c’est des terroristes…Ils ont lâché une boooooommmmmbe !« 

Bien sûr, ils peuvent tenter, rien n’est interdit, accoster une nana dans la rue c’est encore faisable il me semble. On a toutes eu droit à un jeune dans la rue qui a décidé de te témoigner son émoi face à ta beauté, ton charisme, tes yeux de poupée, ta bouche en forme de coeur, ton teint frais comme la rosée et tes courbes délicieusement féminines…. Nan. C’est pas vrai. que tu sois petite, grande, grosse, maigre, blonde, brune, rousse, rasée, voilée, en bikini, tant que tu es une nana entre 17 et 77 ans tu y passeras forcément. Même une chèvre avec du rouge à lèvres peut faire l’affaire. Pas la peine de se sentir flattée, vu que de toute manière dès qu’on ignore ou qu’on décline on se prend un « TFACON T’ES MOCHE SALOPE » dans la gueule.

Mais cette manie de faire des déclarations enflammées à chaque nana qui passe n’est pas dûe à un coeur d’artichaut, c’est simplement devenu un sport, une routine. Tu te réveilles tu prends ton café tu dragues point.
Et même si c’est aussi chiant que ça pour nous les filles chez eux ça reste aussi habituel que jouer au Loto, avec un peu de chance, sur un malentendu, sait on jamais, ça peut marcher…Le plus pénible dans tout ça c’est en effet la peur de les éviter et d’avoir des représailles, c’est clair…

Alors forcément, plusieurs solutions se présentent à nous:

-tu es fana de la panoplie Survet Lacoste fluo cheveux longs mal coiffés casquette avec l’étiquette apparente et vieilles pompes moches: le wesh est fait pour toi. Physiquement c’est l’homme idéal, plus parfait tu meurs. Dans ce cas fais toi plez!

-tu ne supportes personne, avec tes écouteurs, tes lunettes de soleil et ta démarche prete à écraser quiconque se met en travers de ton chemin: continue à tracer. Ils n’auront pas le temps de placer leur couplet. Et toi tu ne perdras pas de temps.

-tu leur balances le rapide « non merci bonne journée » et continue ta route: ils te diront bonne journée. Parce que oui, au final, c’est souvent du blabla, il n’y a pas de méchanceté réelle derrière, juste un manque d’éducation, et aussi surprenant que ce soit, ils apprécient aussi qu’on les traite en être humains.

 

Par ailleurs, la technologie n’épargnant personne, le wesh a également découvert l’existence du Web, et là sa vie a changé. Adopte un Mec, Facebook, Badoo, Meetic (ha non c’est devenu payant) et leur ancêtre Skyblog leur ont ouvert la voie vers un nombre incalculable de nanas potentiellement fan de la Weshittude.

Certains se sont donc affirmés à travers leurs pseudos lyriques: KaiiZer WeshWeshlaMifa.

D’autres ont voulu exprimer leur mal être dans une société qui ne comprend par leur sensibilité: exemple un commentaire sur un Skyblog appelé « True Racaille » : PUTAIN JALUCINE LE GRO PD KI VEU SE PRENDRE POUR UNE CAILLE MAI T JUN BLAIDAR ENCULER DE CAMPAGNAR TA JAMAI HABITER DAN UNE CITE CONNAR ALOR TESTE MEME PA FILS DE PUTE OBLIGER TA 10-11 ANS ET T EN MANQUE DACTION MAI ALOR VAZI DAN UNE CITE INSULTE UN GA ET APRES TU EN ORA DE LACTION BOUFON

Tous les moyens sont bons pour se faire remarquer, mais le plus beau reste leurs citations magiques, qui laisseront une trace indélébile sur la poésie et la philosophie française et les classe dans le summum des Penseurs francophones. Je vous invite donc à lire ma Bible de a citation wesh wesh, un Tumblr sublime fait par les douces mains de Jody Tea: http://adopteunpoete.tumblr.com/

 

Je vous laisse vous amuser et l’aider à faire de ce Tumblr l’annuaire de référence du Cercle des Poètes de la Zarmittude.

Le masochisme du visionnage de film d’horreur quand on est une tafiole seule chez soi.

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Je ne peux pas expliquer cet article sans situer le contexte.

Mon adorable enfoiré de copain s’est barré en déplacement professionnel (et un peu en vacances) dans le Nord de la France. Et commençant lentement à me faire à l’idée que ça arrive de plus en plus, j’ai décidé de prendre un peu ces périodes d’absence non pas comme le drame de ma vie (parce qu’il faut le savoir: l’homme parti -> je me laisse limite mourir, et j’arrête de chanter Independent Women de Beyoncé, je suis faible et je me morfonds sur le canapé comme une merde transie d’amour). mais comme l’occasion de prendre soin de soi, se faire des masques maisons qui puent l’oeuf sur la gueule,  se retrouver un peu avec soi même, ne plus demander 3h à son chéri ce qu’il veut manger, ne plus criser sur le calbut par terre dans la salle de bains, bref, j’essaye de revoir un peu toutes les choses qu’une célibataire aime dans sa vie, quand on n’a pas à entretenir cette image glamour et sophistiquée que l’élu(e) de son coeur doit garder (même si la mienne a depuis été mâchée, avalée, digérée et chiée depuis le temps).

Mais surtout, c’est l’occasion de regarder un film d’horreur bien dégueulasse pelotonné dans sa couette au fond du canapé le soir.

Certes, c’est quelque chose que j’avais pour habitude de faire avec l’homme aussi, mais afin de ne pas bousiller mon frêle équilibre intérieur, je me suis dit que seule, ça allait le faire aussi. Parce que forcément, grande gueule comme je suis, je parle de tous les films d’horreur que je regarde, en grosse horrocinéphile (j’invente des mots ouais) que je suis. J’oublie par contre de préciser que je les regarde toujours avec quelqu’un, non pas par peur, simplement parce que j’ai toujours du monde avec moi, vivent en couple, l’homme est ma compagnie attitrée.

Je me suis donc équipée, ma bouteille Arizona (Green Tea & Honey bien sûr, il doit y avoir de l’opium dans ces machins là, j’ai du mal à m’en passer), le tee shirt informe et anti glamour, le caleçon du chéri (oui, je lui vole ses dessous ET ALORS?), et bim, je me prends The Thing, dont mon beau frère, amateur de films de flippe ne me dit que du bien:  « j’ai pas osé aller pisser de la nuit, j’ai même voulu réveiller ta soeur pour qu’elle m’accompagne! »

Ok adjugé.

Pour ceux qui connaissent le film, j’ai maté la version de 2011, pour ceux qui ne l’ont pas vu voici l’histoire:

en 1982 en Antartique quelques jours avant la tragedie de la base américaine (que l’on développe dans la première version du film), une paleontologue doit travailler dans une base de recherche norvégienne. Une équipe a decouvert un vaisseau spatial écrasé dans la glace, et un corps d’alien est decouvert pres du vaisseau. L’équipe décide donc de faire des tests sur le corps du spécimen, cependant, la créature, vivante finalement, a les moyens de s’approprier les traits et les cellules d’un être vivant et donc de les posséder. La suspicion s’installe dans l’équipe de chercheurs lorsque la créature disparait …..la paranoia et la folie s’emparent alors de la base.

The Thing 2011 4Il faut savoir que d’une part, je HAIS littéralement les films ayant lieu dans l’espace, ou la banquise, ou sous l’eau. Un côté claustro me paralyse devant ce genre de films, et j’angoisse au point de suffoquer devant ces conneries. J’ai cru mourir devant le film Sunshine qui a lieu dans l’espace, près du Soleil.  Bref.

D’autre part, j’ai pensé que le film serait un peu plus mal foutu. Ca m’aurait permis de me concentrer sur les incohérences, et non pas sur la tronche de l’Alien…

On retrouve un côté similaire à Alien et aux FaceHuggers, toujours efficace.

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Et accessoirement, le budget faux sang a quand même été explosé. Magique.

Bref, vous l’aurez compris, le film m’a arraché quelques beaux sursauts et un sublime hurlement. Mais ceci n’est rien en comparaison de la nuit qui a suivi. Car oui, le deuxième effet Kiss Cool du film d’horreur est l’état de psychose dans lequel on se retrouve lorsqu’arrive l’heure de se coucher. Parce que oui, même à mon âge on peut avoir peur du noir, on court en montant bien les jambes pour sauter dans son lit de manière à ce que les monstres qui peuvent se planquer sous le lit ne nous choppent pas les chevilles, on va aux toilettes en allumant absolument toutes les lumières qui se trouvent à nôtre portée, et on prie brièvement avant de remonter la tête vers le miroir devant le lavabo de la salle de bains de ne pas y voir un truc qui ne devrait pas y être…

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé une nuit de merde, à sursauter et tendre l’oreille à chaque bruit qui m’a paru suspect (et autant vous dire qu’ils l’étaient tous). Avant de me réveiller le lendemain matin assez tôt pour attaquer une nouvelle semaine de boulot. Exit les soins de peau maison de la veille, valoches sous les yeux et bâillements intensifs sont de rigueur.

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Je me suis donc maudite moi même pour ma naiveté, et ma faiblesse face à un film qui met en scène une créature totalement fictive dans un désert de glace qui est à des milliers de kms de moi. S’agit il d’une petite dimension maso de ma personnalité qui se manifeste devant ce genre de films? Parce que oui, j’aime malgré tout angoisser 2h, me demander ce qui va se passer, à quel moment je vais avoir peur, quel sera le premier personnage à prendre sa raclée.

S’il avait s’agit d’un film inspiré de faits réels tel L’Exorcisme d’Emily Rose, la peur serait encore plus présente, car là, on ne se sent plus tellement en sécurité entre ses murs, la porte bien verrouillée et les fenêtres closes. Là, on sait que ça pourrait arriver, dès lors qu’on est prêt à y croire. Cependant, n’est ce pas ridicule de vouloir se faire peur et créer chez soi un climat d’insécurité? Si sûrement, mais pourtant ça reste jouissif, et on recommence.

Alors au fond, qu’est ce qui fait que nous aimons les films d’horreur?

Plusieurs hypothèses sont étudiées, et la plus amusante est sans doute celle menée par des scientifiques britanniques qui tend à soutenir l’idée que les films d’horreur font maigrir (comme le sperme oui oui, on aura tout vu). En effet, publié dans The Telegraph, un article explique qu’un film d’horreur peut faire perdre en moyenne 200 calories

http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/9638876/Watching-horror-films-burns-nearly-200-calories-a-time.html

Mokay… Spécial le régime, mais bon.

Plus terre à terre, mais non moins intéressant, l’article reprend l’idée de la montée d’adrénaline, qui contribue à l’excitement que l’on ressent dans certaines situations extrêmes. Et qui pourrait également être générée par la peur. «Les gens vont voir des films d’horreur parce qu’ils veulent avoir peur, sinon ils n’iraient pas deux fois», explique le Dr Goldstein,un professeur de psychologie sociale à l’université d’Utrecht (Pays-Bas) et auteur de Why We Watch: The Attractions of Violent Entertainment. Le constat de Goldstein paraît banal, mais il se distingue d’emblée d’une théorie qui voudrait que l’on s’inflige des films d’horreur uniquement pour apprécier le soulagement à la fin du film. Certains neurobiologistes assurent également que dans notre cerveau, les synapses de la peur sont très proches de ceux du plaisir. L’adrénaline étant jouissive dans la mesure où le spectateur est dans un cadre suffisamment protecteur. Or on regarde rarement L’Exorciste dans une ruelle sombre ou dans un cimetière. A moins que vous soyez de grands malades et dans ce cas je veux vos témoignages en commentaire au plus vite.

Certain Psychologues parlent aussi des films d’horreur comme un moyen de relativiser face à sa propre mort, on se sent en danger, et on se rappelle à quel point on est fragiles, et donc ce genre de films nous permet de nous prendre cette petite claque que l’on retrouve lorsque l’on prend son journal page faits divers et que l’on lit les atrocités commises par les Monsieur Tout le Monde de notre petite commune, en se disant « c’est tout près, ça aurait pu être moi ».

On côtoie le danger quotidiennement sans le savoir, cependant on se sent bien plus vulnérables lorsque l’on se retrouve face à un film d’horreur, et en même temps on se sent tout simplement plus vivants. Le frisson qui nous parcourt en entendant la musique d’ambiance du film qui nous accroche l’oreille jusqu’à la scène terrifiante, le suspens bien maîtrisé qui nous tient en haleine, le petit moment de répit lorsque l’un des personnages se fait bouffer, car là tout est explicite, on sait que ça arrive, on n’attend plus avec appréhension, et le fameux soulagement de la fin du film, suivi du fameux commentaire habituel « ouais bof, jmattendais à pire ».

Toujours est il que maintenant que je sais ce que je vaux en matière de courage post film d’épouvante, je vais sagement attendre le retour de mon amoureux pour retenter l’expérience traumatisante du film d’horreur, et surtout de la nuit qui suit.

Je compte également sur vous pour me livrer vos impressions ainsi que des noms de films qui selon vous, méritent une bonne nuit blanche!

See ya!

Avoir des boloballz c’est aussi comprendre ce que c’est que d’être une gonzesse. Hommes féministes, je vous aime.

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Hola!

Un mois sans écrire, la faute au boulot, et aux 5 articles en brouillon que je peaufine petit à petit. Je commence alors ce billet par un grand merci, le nombre de Followers de mes déboires a atteint les 780 et des poussières, et ça c’est DINGUE ❤

Vous assurez, vous me boostez et me donnez confiance en moi, en ce que j’écris, en la manière dont je le fais. Ce blog fait par hasard devient vraiment mon petit bébé, et je suis comme une gosse le jour de Noël en regardant mes statistiques.

Mais parlons un peu sérieusement par ici. J’ai comme tout le monde des potes un peu misogynes qui font passer leurs affirmations perraves par le biais de l’humour. Jusque là rien de grave. Au contraire, ça prouve juste que le miso n’assume pas forcément ses convictions au point de les balancer sans détour. Ce même genre de mec va se dire totalement féministe, et là c’est encore plus con, ou fun, mais surtout plus con.

Mais on peut se poser la question: qu’est ce qu’une homme féministe? Bien sûr, la définition toute bête est « un homme qui défend les droits des femmes ».

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Mais concrètement, comment cela se manifeste? A part dire que chez soi on fait AUSSI le ménage et la cuisine? Celui qui s’engage, manifeste avec elles, revendique ses idées positivement féministes (attention, le féminisme ce n’est pas la suprématie de la femme sur l’homme, mais simplement l’égalité entre les deux sexes) se fait traiter de couille molle, de tapette, de soumis et j’en passe. Bref, pour la majorité masculine il n’est pas un homme. Et pourtant s’il s’agit de rééquilibrer les pouvoirs entre les sexes et de se libérer des stéréotypes, autant que tout le monde s’y mette ensemble, non ?

Un homme féministe, ce n’est pas également un chevalier blanc venant à la rescousse des femmes.tumblr_msmfjz0dyJ1szz0w2o1_500
Ce type de comportement n’est ni plus ni moins que du sexisme positif.

Par ailleurs, un homme n’est pas féministe parce que cela lui permettrait, selon les clichés que certain-es ont dans la tête, de draguer en marquant des points auprès des féministes. Non, un homme n’est pas féministe pour recevoir des cookies ou des bons points à chaque intervention. Il l’est par conviction intime que c’est la bonne chose à faire pour permettre au plus vite une égalité réelle et concrète entre hommes et femmes. Etre un homme féministe, c’est aussi prendre conscience de la multiplicité des luttes que le féminisme regroupe. Que ce soit la lutte contre l’homophobie, la transphobie, et même l’islamophobie, ce sont autant de domaines qui se retrouvent dans le féminisme et qu’il est important de garder en tête pour un homme féministe décidé à lutter contre ces oppressions recoupant le féminisme

malefeministCependant, les hommes aussi souffrent de la différence entre les sexes, ces hommes qui se sentent parfois enfermés dans un culte de la performance qui ne les satisfait pas, que ce soit dans la sphère intime ou dans leur vie sociale. Bien sûr, on peut argumenter que malgré leur malaise, leur statut reste toujours plus enviable que celui des femmes, qu’ils sont toujours mieux payés et plus souvent promus. Est-ce une raison pour ne pas entendre cette voix différente, souvent venue des jeunes générations, qui prône la redéfinition des rôles en expliquant qu’un homme qui encourage l’égalité n’en reste pas moins viril?

Je ne demande pas aux hommes de devenir d’un coup le porte-parole des féministes, cela signifierait en un sens reprendre la parole des femmes et donc s’approprier leur lutte. Voilà donc le petit recadrage de tous ces potes à chromosome Y qui me balancent une vanne de merde et me disent « mais jsuis féministe!!!! » Ce qui moi, me ferait clairement kiffer, c’est de voir moins d’hypocrites, et plus de personnes capables d’assumer ce qu’ils pensent, sans avoir peur de le montrer. Pas besoin de nous offrir de cadeaux pour la Journée de la Femme, gardez vos blagues, faites un réel effort de classe, et prenez votre moitié au sérieux.

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😉

The Beautiful People: Ines Kozic, une danseuse et modèle qui envoie du lourd!

Yo!

Dans la vie on tombe sur des gens classes, doués dans un domaine, ou ayant une personnalité follement attachante. Ici, pour mon premier partage dans la catégorie « The Beautiful People » (je sais vous ne faites pas gaffe aux noms des catégories, jvous merde!!!!) j’ai eu la chance de trouver une petite perle qui réunit toutes ces qualités.262405_142933702560320_1427866008_n

Il s’agit d’Ines Kozic une modèle photo dont la passion pour la danse lui a permis de développer son style, unique, sensuel et authentique. Evoluant dans plusieurs milieux artistiques, son ressenti sur ces domaines, son vécu et son évolution m’ont fascinée, c’est pourquoi elle a accepté de répondre avec gentillesse à quelques (quelques j’ai dit) questions sans tabous!

Ines! Voudrais tu nous raconter un peu ta vie, qu’on sache un peu à qui on a affaire?

Alors, je suis une lyonnaise de 20 ans partie vivre en Bretagne en 2010 pour étudier aux Beaux-arts.  Je pratique la danse depuis que je suis petite, et je suis officiellement modèle vivant depuis environ un an. Mais plus précisément, j’ai commencé à graviter autour d’un appareil photo à l’adolescence, c’est donc quelque chose que je connais bien !

Comment t’es venue l’idée de mélanger la danse et le monde de la photo?

Justement, vers 14 ans en piquant l’appareil photo de mon père j’ai commencé à faire de nombreux autoportraits, pour lesquels je me mettais en scène, assez intuitivement, et souvent en mouvement. Cela faisait déjà un petit moment que je suivais des cours en école de danse, et c’était déjà un moyen d’expression assez naturel pour moi. Les lieux particuliers comme les cabanes, les greniers, les forêts, les cours d’eau m’attiraient énormément. C’est quelque chose qui n’a pas changé avec le temps.

Ta première séance photo, c’était comment?

Génial ! J’ai rencontré Dominique Rolland via internet, et j’aimais ce qui faisait avec des modèles. N’ayant plus réalisé d’autoportrait depuis longtemps, j’ai eu envie de le contacter et de reprendre, tout en découvrant l’effet que cela faisait de poser devant l’objectif de quelqu’un d’autre. J’ai sincèrement adoré, et comme je ne fais jamais les choses à moitié, je n’ai plus arrêté depuis !

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Tu fais pas mal de nu quand on voit beaucoup de modèles le refuser, pourquoi? Qu’est ce que tu aimes plus dans le nu que dans les autres styles?

Concrètement j’aime le nu autant que le vêtu, pour moi il faut que la composition, la mise en scène, l’image soit cohérente. Et parfois, le nu s’impose de lui même, car c’est comme ça que la photo prend tout son sens. Il faut faire des choix pour construire une image, nu ou habillé, intérieur ou extérieur… Je pense que la question du nu est seulement un paramètre de plus, mais pas un état particulier.

Quelles sont tes limites dans ce domaine? Quels genres de photos refuses tu?

Sans avoir aucun avis négatif sur la question, je refuse de verser dans l’érotique. Non pas que je trouve cela, mal ou dégradant, simplement je ne m’en sens pas capable. J’ai horreur des tenues vulgaires (attention, un vêtement en latex peut être très classe, des talons hauts peuvent être vulgaires, bref, c’est un peu une question de contexte aussi). Et je n’aime pas me sentir « déguisée », par exemple je ne me verrais pas faire une séance photo total look de pirate, ou de pin-up, ce genre de choses.  Je n’aime pas quand l’image est too much.

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T’es tu déja faite chopper à poil en pleine cambrousse durant un set par des passants ou autres? Comment as tu réagi?

Oui ! Le pire : par le grand-père de la fille qui m’avait prêté son grenier, m’assurant que la maison était vide… Dans ces moments, je n’ai pas 36 solutions, je sors ma carte d’étudiante en art et j’essaye de me justifier avant que la personne ne court prévenir la police ! Et il y a toujours des gens pour s’asseoir à côté, regarder sans aucun complexe, surtout quand je suis à Paris, obligée de faire avec même si c’est un peu gênant ! Mais je n’y fais plus tellement attention, à force.
Ceci étant, une fois alors que j’étais complètement habillée dans un parc, un type s’est planté à quelques mètres de la photographe, a baissé son pantalon et a commencé à se tripoter, c’était charmant ! Avec le recul, ça fait des anecdotes bien marrantes.

On suppose qu’une personne qui fait du nu accepte facilement d’en faire plus, t’arrive t’il souvent d’avoir des demandes vraiment plus hard?

En fait très souvent, les photographes essayent de te faire aller encore plus loin que ce qu’ils ont déjà vu sur ton book, c’est comme ça que je me suis parfois retrouvée avec des questions du genre « ok, tu acceptes le nu, c’est bien, mais est ce que tu peux te caresser maintenant ? » Pour ma part, c’est non négociable, mais j’ai déjà croisé la route de gens qui savaient se montrer persuasifs et faire passer ça pour un trip artistique tout ce qu’il y a de plus normal… Bon après, j’avoue je suis d’un avis contradictoire parce que j’aurais envie de dire « chacun ses limites » mais d’un autre côté les modèles qui refusent catégoriquement le nu ça m’agace un peu… de mon point de vue ça fait intégralement partie du job.

200111_148344578685899_62584089_nQuelle a été la pire proposition que tu aies pu avoir?

De me masturber devant l’objectif, avec pour argument « mais toutes mes modèles le font, ça donne une expression plus authentique »
C’était ma troisième séance, je ne savais pas encore exactement ce que j’étais prête à faire ou non, et j’avais été très déstabilisée sur le coup. Au final j’avais fini par refuser, et heureusement car je pense que j’aurais eu des regrets. Il faut vraiment avoir du caractère pour tenir tête à ces personnes là, qui réagissent un peu comme si elles te faisaient une telle faveur de te photographier, que la moindre des choses serait de te plier à tous leurs désirs. D’une manière générale, il faut vite apprendre à dire « non », étant donné qu’on se retrouve vite submergée d’un tas de propositions bizarres, de gens tendancieux qui te demandent de venir chez eux faire de la peinture sur tes seins, ou qui t’appellent « ma belle » au bout de deux minutes de conversations, ce genre de choses…

Et sans donner de noms, la pire rencontre photographique que tu aies faite?

La même personne que pour la question précédente, qui m’a aussi fait des « blagues » totalement déplacées, et vraiment glauques, faisant passer ça pour de l’humour. Cette personne a aujourd’hui une très très mauvaise réputation, et honnêtement il ne l’a pas volée !

As tu déjà préféré ne pas diffuser certains sets photographiques?

Oui. Ma quatrième séance (oui, j’ai enchainé des situations pourries à mes débuts !) car j’ai fait confiance un peu trop facilement, et je me suis retrouvée avec des gros plans de mon sexe, le truc affreux que je n’avais pas du tout remarqué à la prise de vue ! Après ça j’ai reçu des mails de certains proches, aussi choqués que moi, et je me suis juré que ça n’arriverait plus. C’était un photographe à qui j’avais dit oui plus ou moins pour lui faire plaisir (et puis, comme je l’ai dis, je débutais); mais depuis je ne fais plus de concession, si je ne suis pas sûre à 100% que le résultat va valoir le coup, je refuse direct.

Ton plus gros trip photographique?

Environ 3 fois par an j’organise un petit tour de France, en passant par Paris et Lyon, mais aussi par  Toulouse, Grenoble, Nancy… Cela me demande beaucoup d’organisation, en moyenne une ville tous les 5 jours et 5 séances par semaine, je rentre chez moi lessivée, mais je rencontre tellement de gens, et participe à tellement de projets que ce sont des expériences vraiment excitantes. Prochain départ le 8 septembre, j’ai hâte !! En espérant avoir le moins de pépins possibles, étant donné qu’il y a des gens qui n’hésitent pas à te planter le jour même alors que tu es à 800 bornes de chez toi…très professionnel.
Heureusement, il y a bien plus de bonnes surprises que de mauvaises !

Avec ton entourage (chéri, famille, amis) comment ça se passe sur ce sujet? Quelles réactions ont ils face à cette activité? Et comment tu gères ça avec eux?

J’ai rencontré mon copain alors que je n’avais que peu de séances à mon actif, et il m’a totalement encouragée, soutenue; et accessoirement il m’a assistée sur au moins la moitié de mes sets, vraiment je l’en remercie ! Ceci étant, les photographes sont souvent un peu inquiets quand je leur dit que je vais venir accompagnée, beaucoup ont eu de mauvaises expériences avec des types jaloux, du coup en général je me déshabille d’entrée de jeu pour discuter de la tenue, comme ça le photographe se rend tout de suite compte que cette situation ne gêne personne. D’ailleurs, mon copain, après avoir fait quelques duos avec moi, commence à recevoir des propositions et à devenir modèle lui aussi petit à petit, et j’en suis super heureuse ! Il connait plein de gens dans ce milieu (c’est une modèle qui nous a présenté d’ailleurs), et vraiment j’apprécie qu’il ne soit pas totalement largué dans mon « monde ».
Avec ma famille c’est autre chose, je sais qu’ils ne comprennent pas vraiment l’intérêt que je trouve à faire ça sans me faire payer, et d’une manière générale, je fais en sorte de ne pas leur mettre les photos sous le nez, même si avec facebook je ne peux pas me cacher. Pourtant, quand la photo fait l’objet d’une publication je sais qu’ils sont plutôt fiers, même s’ils ne l’admettent pas vraiment.
Les amis c’est pareil, il y en a qui me suivent et me soutiennent, et il y en a qui s’en foutent totalement, ça m’aide à garder les pieds sur terre.

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On voit beaucoup de personnes se déclarer modèles pro, semi-pro, amateur. Tu te situes dans quelle catégorie?

Il y a deux cas de figure :
Comme modèle photo, je ne suis pas payée, je ne paye personne, c’est uniquement pour le plaisir, même s’il y a un vrai engagement (temps, argent, investissement) des deux côtés. On pourrait donc dire que je suis « amateur », en réalité cela signifie que je choisis totalement avec qui je veux travailler ou non. Je me permets de refuser toutes les propositions qui ne me correspondent pas à 100%.
Comme modèle vivant en revanche, c’est mon boulot, je suis employée, payée et déclarée, donc professionnelle. Mais ces deux situations sont vraiment différentes.

Tu es aussi modèle vivant, c’est même ton job. Comment ça se passe?

Il y a 6 mois j’ai démarché des écoles et ateliers d’artistes qu’il y a dans ma ville, deux semaines plus tard j’avais ma première expérience. Contrairement à ce que l’on peut croire ça n’a rien à voir avec la pose pour photographe; déjà, je suis systématiquement nue, et étant payée -et bien payée d’ailleurs- je n’ai pas mon mot à dire. Concrètement, j’arrive, je me déshabille devant 20 ou 30 personnes et j’écoute l’enseignant qui me dit quel est le thème de la journée, le temps des poses, le niveau de difficulté, etc. C’est physiquement très difficile, mais je me complique la vie aussi, j’aime les poses un peu élaborées et techniques alors que je pourrais me contenter de poser mes fesses sur un tabouret. Heureusement faire des efforts est payant, je suis bien plus souvent rappelée que d’autres filles. Enfin, ça reste un boulot un peu précaire, sans aucun horaires fixes, et difficile à caser sur un CV…

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Tu danses, tu poses, tu te documentes, et tu aides aussi pas mal à la retouche photo quand tu le peux. Au final on peut dire que tu as une vraie culture de la photo, est ce courant dans ce milieu?

Je suis étudiante aux beaux-arts et les domaines artistiques me passionnent, c’est vraiment ma vocation ! Donc j’ai en effet une certaine culture dans ce milieu, d’autant plus primordiale que je souhaite devenir enseignante. D’une manière générale les modèles connaissent très bien le monde actuel de la photo via les réseaux sociaux, mais bien sûr toutes ne sont pas intéressées par la photo dans l’art contemporain. Pour autant, un photographe, surpris que je connaisse ses références m’a un jour dit « ah, c’est étonnant, d’habitude les modèles n’ont pas de culture ! », ça m’a mise hors de moi ! La modèle n’est pas juste une potiche, elle a des compétences qui lui sont propres, et en l’occurrence par exemple au cours de mes études j’ai été formée à la retouche photo. Au final, il est rare que j’intervienne sur une image, mais, avec l’accord du photographe, cela arrive (surtout la retouche de petits détails, type cheveux, peau, plis des vêtements, mais presque jamais la balance des blancs ni les niveaux). Donc ceux qui hurlent au scandale qu’une modèle n’est pas en droit de toucher un cheveux à leur sainte création – ni même de donner son avis, vu qu’elle n’a pas de culture – j’ai un peu envie de leur dire qu’ils n’ont rien compris au concept de collaboration. Et surtout, je ris de voir à quel point la propriété intellectuelle est bien plus mise en avant que le droit à l’image. J’ai un point de vue affectif sur ma propre image, j’estime avoir le droit de le faire entendre.
Ceci étant, s’il est assez rare que j’intervienne, c’est bien parce que j’essaye de ne travailler qu’avec des personnes qui savent vraiment ce qu’elles font, et pourquoi elles le font, et donc en qui j’ai une absolue confiance en la qualité du résultat.

J’entends beaucoup de personnes râler sur le milieu de la photo, des gens qui s’y mettent sans talent (les lunitattoo de la photo m’a t’on dit), des modèles photos qui ne connaissent que le duckface dans les chiottes et ceux qui voient ça comme un moyen de briller ou avoir du succès… Quel est ton ressenti vis à vis de ça si tu t’en préoccupes?

Oui et non, c’est vrai que d’un côté je suis agacée de voir à quel point les gens n’ont aucuns scrupules à se dire « artiste » ou « muse », ce sont des mots terriblement mis à mal et galvaudés de nos jours. Mais en même temps, je sais que les photographes pour qui j’ai de l’estime sauront faire la différence et sentir si la personne qui se dit modèle est sincère dans sa démarche, ou totalement superficielle.941456_151745301679160_1805666778_n

On me dit aussi que c’est un milieu très abîmé par l’égo de pas mal de personnes. L’as tu déjà ressenti auprès de certains? T-a t’on toi même reproché d’avoir la grosse tête?

C’est vrai que d’un point de vue extérieur, la démarche a l’air tout ce qu’il y a de plus narcissique, et d’ailleurs c’est en partie vrai. Mais je fais la différence entre ceux qui sont satisfaits de leur travail, les photographes « rois » ou les modèles « princesses », ce sont les pires, et ceux qui ont assez d’abnégation pour mettre à mal leur image (au sens propre comme au figuré). En ce qui me concerne, quand je démarche un photographe, c’est dans l’optique de me mettre à son service, comme un outil. Je ne cherche pas à être « jolie », et j’aime bien les démarches un peu expérimentales, je pense que c’est ce qui m’évite de me prendre pour une mannequin que je ne suis pas. Et puis, je connais bien mes points faibles.
Cela dit, oui, c’est arrivé qu’on me le dise, après avoir répondu négativement à une proposition. J’ai beau essayer d’être la plus diplomate possible, certaines personnes ne tolèrent pas le refus et m’ont prise pour une sacrée pimbêche, à oser avoir des exigences dans le choix de mes collaborations.
Autre chose qui me fait souvent rire, c’est l’hypocrisie des gens qui gravitent autour de cet univers. L’exemple le plus parlant : lorsque je me rends à un apéro photo, où l’on ne me reconnait pas et ne me calcule pas, mais une fois sur facebook, quelques personnes comprennent qui je suis et débarquent comme une fleur après m’avoir ignorée toute la journée « Oh tu as travaillé avec Paul von Borax ? Oh, tu connais Julie de Waroquier ? Génial, soyons amis ! Tu peux me les présenter ? » Bon, j’exagère, mais dans l’idée, ça arrive vraiment souvent. Aucun amour-propre.

Certains photographes ont déja trouvé des photos totalement pompées de leur style (même pose, même style, même déco), as tu déja connu ce problème?

Tout à fait ! Même encore récemment, un photographe qui like ma page, me félicite, et poste la semaine suivante une photo très proche d’une des miennes, avec une modèle qui danse dans de la farine… Dans ce cas là, je ne dis rien, puis que je n’ai de toute façon rien inventé, mais je rigole devant mon ordinateur du peu de créativité que les gens peuvent avoir. Mais le cas le plus fréquent, c’est que l’on me demande de refaire les mêmes poses/décors/idées que le photographe a vu dans mon book. Bien évidemment, je refuse, je n’ai aucune envie de me parodier moi-même, même s’il y a des thématiques récurrentes.

Et l’amitié entre les modèles photos, comment ça se passe? La concurrence est elle assez présente pour nuire aux relations entre vous ou est ce que ça reste très fair play?

On me pose souvent cette question, mais je trouve au contraire qu’il y a beaucoup de respect entre les filles, j’ai de très très bonnes amies parmi les modèles, qui sont des filles que j’estime énormément pour leur travail. D’autant que dans l’ensemble, nous apprécions et collaborons avec les mêmes personnes. Bien sûr, il y en a d’autres dont je n’aime pas du tout le style, et bien sur il doit y avoir sacrément de jalousie entre certaines.
En revanche, j’ai déjà reçu des mails méchants type « tu viens dans notre ville et tu voles nos photographes, t’as pas honte ?!? » mais cela m’a toujours bien fait rire, c’est tellement ridicule !

428427_142155442638146_1848075290_nAu niveau pécuniaire, on a parfois l’impression que c’est très arbitraire, on entend des modèles poser contre rémunération, des photographes shooter contre rémunération, ou l’utilisation du mot « collaboration ». Avec toi comment ça se passe?

Je suis très claire là-dessus, de mon point de vue je fournis un travail différent mais tout aussi important que celui du photographe, nous nous investissons tout les deux à part égale, donc je vois ça comme un échange de service.  Quand je démarche un photographe, je lui demande s’il pense que j’aurais ma place dans ses projets personnels, et si c’est le cas, je fais vraiment de mon possible pour correspondre à ce qu’il a en tête, ou pour trouver des idées qui le satisferont. En général, dans le cas le plus habituel, il trouve le lieu, je trouve les vêtements, et les poses sont improvisées en fonction de l’ambiance. Je fais vraiment en sorte qu’il n’y ait pas de décalage entre mon investissement et celui du photographe.

En termes de conditions de shooting (présence d’un tiers, récupération des photos, retouches, diffusion et propriété intellectuelle) comment ça se passe pour poser avec toi, quelles sont les conditions sur lesquelles tu refuses de transiger?

Au départ, aucune condition, amateur ou non, peu m’importe, je ne fonctionne qu’au coup de coeur ! Ambiance mode ou ésotérique, quand le travail me plait, je fonce. Après, il faut que je me trouve dans la même ville que cette personne, et cela peut prendre du temps, donc j’apprécie énormément ceux qui se montrent patients. Ensuite, chacun son mode de fonctionnement, parfois le photographe a une idée très très précise de ce qu’il veut, d’autre fois il a juste un lieu en tête, parfois nous nous envoyons des images d’inspirations… je m’adapte. Dans tous les cas, j’arrive avec un gros sac d’affaires, et si possible, de la musique; et une fois l’ambiance, la tenue et l’endroit trouvé, je commence à danser. Ensuite je laisse carte blanche pour la retouche, j’aime avoir la possibilité de pouvoir donner mon avis comme je l’ai dit plus haut, mais dans tous les cas je préfère toujours la qualité à la quantité. Une à trois photos par séance, c’est presque mon maximum ! Après la réception, je ne publie que mes favorites, et surtout, s’il y a une chose sur laquelle je ne négocie pas, ce sont les crédits. Je veux que mon nom soit mentionné, comme je le fais pour toutes les personnes ayant participé, photographe bien sur, mais aussi maquilleur, styliste, etc. Il me semble que c’est la moindre des choses !

Lorsqu’une personne te contacte et veut faire un projet avec toi, concrètement comment ça se passe? Quelles sont les précautions à prendre?

Comme je l’ai dit plus haut, pas besoin d’avoir un projet construit de A à Z, j’aime aussi l’improvisation. En revanche je préfère que l’on ne me propose pas des séances « gothique » « zombie », « fétish », je trouve ça vraiment trop cliché !
Ma précaution serait de parler un peu avec la personne, on repère vite dans ces cas là les gens autoritaires, un peu pervers, ou profiteurs. Et bien savoir ce que l’on aime, par exemple je ne suis pas fan des séances en studio trop académiques, classiques, même si elles sont de qualité, donc quand on m’en propose je préfère généralement décliner l’offre.
Mais mon meilleur conseil serait de ne pas croire que la photo aide à avoir confiance en soi. Je n’encouragerai pas à une fille un peu fragile à se lancer dans ce monde-là car il faut pouvoir encaisser les refus, les mails restés sans réponse, les critiques… A mon sens, ce n’est vraiment pas une thérapie, comme beaucoup semble le croire.

Tu te crades quand même pas mal des fois, et il arrive que tu te retrouves dans des conditions climatiques franchement pas drôles. As tu déja eu à en subir les conséquences?

C’est pour cette raison que je dis toujours que mon engagement est au moins aussi important que celui du photographe, car si je suis convaincue que cela va valoir le coup je n’hésite pas à me mettre nue en plein hier, ou m’immerger dans de la vase par 8 degrés, parcourir le pays et me lever à 3h du matin, pas de problème ! Bon, je fais ma maligne, mais oui j’ai déja eu des soucis du genre intoxication au méthane, eczema, tiques… mais ça fait partie du jeu ! Pour être modèle, il ne faut pas être en sucre, rares sont les séances dans les fleurs, avec maquilleuse aux petits soins, par une agréable brise estivale… Enfin, il y a des filles qui n’acceptent que ça, et je trouve que c’est ennuyeux à mourir. Prendre des risques est souvent payant, pour trouver des lieux sublimes, ou des lumières magnifiques.

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Si on te proposait un projet photographique vraiment fou, lequel serait-ce?

Partir dans les pays du nord, type Norvège ou Islande, pour leurs paysages à tomber !
Sinon, des photos underwater me plairaient bien, ainsi que refaire quelques vidéos, c’est un moyen d’expression que j’aime énormément.

Histoire de terminer sur du beau monde, quels sont les photographes et les modèles qui t’inspirent, que tu suis le plus et avec qui tu as envie de faire quelque chose plus tard?

Il y en a tellement ! Alexandra Banti, Jess Photography, Fall Inlight, Vivienne Mok, Martial Lenoir, Dedalus, Julie Marie Gene, Aurelie R, Eric Keller, Marc Dubord, Alexandre Deschaumes…
Chez les modèles, jetez un oeil sur ce que font mes copines Sirithil, Allys De Pardalinum,  Psyché Ophiuchus; ou encore Mejika Setsunai, Rachel La, elles sont géniales !

Un dernier mot? (on est pas dans Kamoulox, ne réponds pas « slip » stp)

Merci !!!

Vous pouvez retrouver Ines et ses magnifiques photos sur sa page fan:

https://www.facebook.com/Ineskozicdancer?fref=ts

Allez mater son univers, likez la, faites lui plez les amis 😉